LEAD 1-Enel réaffirme ses prévisions mais sa dette augmente

mardi 11 novembre 2014 21h51
 

(Actualisé avec précisions sur la dette et les prévisions)

MILAN, 11 novembre (Reuters) - Enel, premier groupe italien de services aux collectivités, a confirmé mardi ses objectifs de résultats annuels mais il a revu en hausse sa prévision d'endettement net.

Son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) a reculé de 3% sur les neuf premiers mois de l'année à 11,608 milliards d'euros contre 11,966 milliards sur la période correspondante l'an dernier, alors qu'un consensus établi par le groupe lui-même le donnait à 11,541 milliards.

Le groupe explique ce recul par des difficultés en Espagne et en Amérique latine mais se dit confiant dans sa capacité à réaliser au quatrième trimestre un Ebitda et un bénéfice net conforme à ses prévisions initiales.

Sur l'ensemble de l'année, il table sur un Ebitda en recul à 15,5 milliards d'euros contre 17 milliards en 2013 et sur un bénéfice net de trois milliards, contre 3,235 milliards l'an dernier.

L'endettement net d'Enel, la société la plus endettée dans son secteur en Europe, a augmenté à 44,578 milliards d'euros fin septembre, après 43,073 milliards d'euros fin juin, conséquence du paiement de dividendes et de dépenses d'investissement engagées sur la période.

Le groupe a donc relevé sa prévision d'endettement à fin décembre, disant attendre désormais un chiffre situé entre 39 et 40 milliards, contre 37 milliards auparavant.

Le directeur financier, Luigi Ferraris, a déclaré que cette révision s'expliquait en partie par une accélération des investissements dans les activités d'énergies renouvelables.

Il a précisé que la nouvelle prévision prenait en compte la vente, lancée récemment, d'une partie du capital de l'espagnol Endesa, dont le groupe possède 92%, mais pas d'éventuelles cessions d'actifs en Roumanie et en Slovaquie.

Enel a annoncé la semaine dernière son intention de céder jusqu'à 22% d'Endesa, ce qui pourrait lui rapporter plus de trois milliards d'euros.

Luigi Ferraris a ajouté espérer qu'Enel conserverait une notation en catégorie "investment grade" malgré la révision de l'objectif d'endettement. (Oleg Vukmanovic; Patrick Vignal et Marc Angrand pour le service français)