7 août 2014 / 10:41 / dans 3 ans

LEAD 1-Adecco anticipe une demande d'intérim stable en Europe

* Bénéfice net T2 +15% à 145 mlns

* Chiffre d‘affaires T2 de 4,99 mds (consensus: 5,07 mds)

* La France, principal marché, pèse encore sur la croissance

* Objectif de marge d‘Ebita confirmé

* L‘action est en baisse (Actualisé avec précisions, contexte, commentaires d‘analystes, cours de Bourse)

par Caroline Copley

ZURICH, 7 août (Reuters) - Adecco, numéro un mondial de l‘intérim par le chiffre d‘affaires, estime que la reprise économique lente à l‘oeuvre en Europe assurera le maintien de la demande sur ses marchés.

Le groupe a fait état jeudi d‘une hausse de 5% de son chiffre d‘affaires hors effets de change au deuxième trimestre, une croissance légèrement ralentie par rapport aux mois précédents.

L‘intérim passe pour un bon étalon de la situation économique car les entreprises tendent à y recourir au début d‘une reprise plutôt qu‘à s‘engager dans des recrutements fermes.

Pour ce qui concerne l‘Europe, l‘Italie et la péninsule ibérique ont contribué à la croissance du chiffre d‘affaires au deuxième trimestre, alors que l‘activité stagnait en France.

Le directeur général du groupe, Patrick De Maeseneire, a déclaré qu‘il était difficile de prédire l‘évolution de l‘activité d‘ici la fin l‘année mais il pense qu‘une croissance économique modeste favorisera le recours à l‘intérim.

“Si nous écoutons nos clients, il n‘y a aucune raison de penser qu‘il y aura un changement; mais avec tout ce qui se passe dans le monde, il n‘y a pas non plus un grand optimisme actuellement”, a-t-il déclaré à Reuters.

Les incertitudes créés par le conflit ukrainien n‘ont jusqu‘à présent pas eu d‘impact sur l‘activité d‘Adecco en Ukraine et en Russie, a-t-il ajouté, estimant que le conflit ne devrait pas altérer sensiblement le sentiment de la clientèle.

Le chiffre d‘affaires trimestriel ressort à 4,99 milliards d‘euros hors effets de change, un peu en dessous du consensus Reuters, qui le donnait à 5,07 milliards. Il avait augmenté de 6% au premier trimestre et de 4% au dernier trimestre de 2013.

En juillet, la croissance de l‘activité s‘est située entre 5% et 6%.

L‘action Adecco perdait près de 4% à 62,85 francs en fin de matinée. Sa valeur a diminué de plus de 7% depuis le début de l‘année.

“Adecco continue de livrer de solides performances même si la croissance organique n‘est pas encore dans le haut d‘une fourchette à un chiffre, comme il est prévu pour l‘exercice 2014”, estime l‘analyste Michael Foeth de Vontobel.

Dominik Studer, analyste de J. Safra Sarasin, considère le récent accès de faiblesse de l‘action comme une opportunité d‘achat puisque la demande devrait augmenter durant le restant de l‘année.

ACQUISITIONS D‘APPOINT

En France, premier marché d‘Adecco, le chiffre d‘affaires a stagné sur avril-juin après une hausse de 1% au premier trimestre.

L‘américain ManpowerGroup avait dit le mois dernier que de mauvaises performances en France avaient grevé la croissance de son chiffre d‘affaires au deuxième trimestre.

Ailleurs sur le Vieux Continent, les usines soutiennent la croissance de ce segment d‘activité.

“Si nous faisons abstraction de la France, l‘Europe continentale est en progrès de 10% et c‘est uniquement le fait de l‘industrie”, a expliqué Patrick De Maeseneire.

L‘Italie, malgré sa rechute en récession du deuxième trimestre, s‘est distinguée avec une croissance de 18%, tandis que la péninsule ibérique affiche une croissance de 21% grâce à la clientèle à l‘export.

Ces marchés bénéficient des réformes du marché du travail mises en oeuvre durant la crise financière, qui facilitent l‘embauche d‘intérimaires, explique Adecco.

Le groupe d‘intérim reste concentré sur la croissance organique mais n‘exclut pas des acquisitions ciblées, a encore dit Patrick De Maeseneire.

Le bénéfice net trimestriel du groupe a progressé de 15% à 145 millions d‘euros, un résultat conforme au consensus.

Adecco a confirmé son objectif d‘une marge d‘Ebita (bénéfice avant impôt et amortissements) de plus de 5,5% d‘ici 2015. Cette marge, hors charges de restructuration, était de 4,6% au deuxième trimestre. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

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