Enel-L'EBE recule de 3,3% au S1, l'Amérique latine pèse

jeudi 31 juillet 2014 13h55
 

MILAN, 31 juillet (Reuters) - Enel, le numéro un italien des services aux collectivités, a annoncé mardi un recul de 3,3% de son excédent brut d'exploitation (EBE, Ebitda) au premier semestre, sous le coup d'un changement de l'environnement réglementaire en Espagne et les moins bonnes performances de ses activités en Amérique latine et dans les énergies renouvelables.

Enel, qui contrôle l'espagnol Endesa, a fait état d'un résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) de 7,88 milliards d'euros contre un chiffre de 7,74 milliards attendu par un consensus de 14 analystes compilé par l'entreprise elle-même.

Le groupe public italien a vu ses activités traditionnelles de production d'électricité fragilisées par le faible niveau des prix de gros, la faiblesse de la demande du fait de la crise économique et l'explosion des offres concurrentes dans le domaine des énergies renuvelables.

Il a annoncé en mars une réduction de son dividende au titre de l'exercice 2013 et la mise à l'arrêt de 8 gigawatts de capacité en Italie et en Espagne.

Le groupe, l'un des acteurs les plus endettés du secteur en Europe, a confirmé jeudi vouloir réduire son endettement alors que sa dette nette a progressé de 8,5% sur les six premiers mois de l'année pour s'établir à 43,07 milliards d'euros à fin juin.

Francesco Starace, qui dirigeait la division énergies renouvelables Enel Green Power, avant de prendre la succession en mai de Fulvio Conti comme administrateur délégué du groupe a déclaré qu'il souhaitait céder des actifs en Slovaquie et en Roumanie afin d'atteindre l'objectif de 4,4 milliards d'euros de cessions cette année.

Enel vise une dette nette d'environ 37 milliards d'euros cette année et un EBITDA d'environ 15,5 milliards.

Le groupe a précisé que son conseil d'administration avait approuvé une réorganisation de ses activités dans la péninsule ibérique et en Amérique latine dans le cadre de laquelle il cherchera à accroître la valeur de sa participation dans Endesa et à améliorer la liquidité du titre de la compagnie espagnole dont il contrôle 92% du capital.

"L'une de nos options est de vendre à nouveau des actions Endesa", a déclaré Francesco Starace qui a aussi dit être intéressé par certains des actifs que l'allemand E.ON a mis en vente en Espagne.

Vers 12h00 GMT, le titre Enel reculait de 0,52% à 4,238 euros faisant mieux que l'indice regroupant les "utilities" européennes (-1,22%). (Stephen Jewkes, Marc Joanny pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)