Adidas abaisse ses objectifs à cause de la Russie et du golf

jeudi 31 juillet 2014 10h34
 

BERLIN, 31 juillet (Reuters) - Adidas a annoncé jeudi son intention de revoir à la baisse ses projets de développement en Russie et de restructurer son activité d'équipements pour le golf, des difficultés dans ces deux domaines l'ayant forcé à abaisser ses objectifs 2014 et annoncer que ses objectifs 2015 ne pourront plus être atteints.

En Bourse de Francfort, l'action du deuxième équipementier sportif mondial derrière Nike chute de 11,84% vers 8h15 GMT, à 61,89 euros, son plus bas niveau depuis septembre 2012.

Le groupe allemand, qui doit publier ses résultats complets jeudi prochain, a d'ores et déjà annoncé un chiffre d'affaires du deuxième trimestre en hausse de 2% à 3,47 milliards d'euros et un bénéfice net de 144 millions d'euros.

Adidas table désormais sur une croissance de ses ventes située entre 5% et 10% cette année, avant effets de changes, en baisse par rapport à son précédent objectif d'une croissance proche de 10%. L'équipementier prévoit un bénéfice net d'environ 650 millions d'euros, au lieu de 830 à 930 millions auparavant.

Le groupe a ajouté qu'il ne pensait plus pouvoir atteindre ses objectifs de l'année 2015 et qu'il donnerait des précisions à ce sujet lors de la publication de ses comptes le 7 août.

Adidas a également revu en baisse ses perspectives pour l'activité d'équipements pour le golf, TaylorMade, qui, a précisé le groupe, a souffert de la faiblesse du sentiment du consommateur et des ventes de ses stocks.

Le groupe a annoncé son intention de prendre de nouvelles mesures pour réduire ses stocks au second semestre et de lancer un plan de restructuration visant à adapter sa structure de coûts aux prévisions moins optimistes dans le golf, dont la popularité est en baisse aux Etats-Unis, son premier marché.

Adidas, qui possède 1.000 magasins en Russie et a réalisé un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros dans le pays en 2013, a aussi indiqué qu'il comptait limiter ses investissements en raison de la baisse du rouble liée à la crise ukrainienne.

(Emma Thomasson, Juliette Rouillon pour le service français)