AstraZeneca achète des droits sur des produits pulmonaires

mercredi 30 juillet 2014 12h00
 

LONDRES, 30 juillet (Reuters) - Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé mercredi avoir conclu un accord sur le rachat des droits des traitements respiratoires du laboratoire espagnol Almirall dans le cadre d'une transaction qui pourrait atteindre 2,1 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros).

Le groupe britannique, qui a éconduit en mai le géant américain Pfizer, a déclaré qu'il verserait dans un premier temps 875 millions de dollars à Almirall, puis jusqu'à 1,22 milliard de dollars supplémentaires si les médicaments atteignent les objectifs de développement et de ventes.

Ce rapprochement dans les traitements respiratoires va stimuler l'un des champs thérapeutiques majeurs d'AstraZeneca au moment où son directeur général Pascal Soriot est déterminé à montrer la solidité et la viabilité d'un groupe indépendant.

"En associant nos portefeuilles de produits innovant et en tirant profit les capacités scientiques et commerciales d'AstraZeneca, nous renforcerons notre aptitude à couvrir l'ensemble du spectre des soins de l'asthme et de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)", a déclaré Pascal Soriot dans un communiqué.

Du côté d'Almirall, l'accord va lui apporter les ressources nécessaires pour se renforcer dans la dermatologie, l'une des spécialités de ce laboratoire de Barcelone au succès rapide.

Selon les termes de l'accord, AstraZeneca aura le droit de développer et de commercialiser les médicaments respiratoires d'Almirall, dont le récent Eklira, ainsi que ses thérapies encore au stade expérimental.

Almirall Sofotec, une filiale d'Almirall spécialisée dans le développement d'équipements pour les traitements respiratoires, sera transférée à AstraZeneca.

Le groupe britannique récupèrera ainsi les revenus de l'Eklira, ce qui devrait dynamiser ses ventes au moment où il fait face à l'expiration des brevets de certains de ses médicaments vedettes.

AstraZeneca s'attend à ce que la transaction, financée par sa trésorerie et par des facilités de crédit à court terme, ait un effet neutre sur son bénéfice "core" par action en 2015 et soit relutive dès 2016.   Suite...