Microsoft voit le bout du tunnel pour Nokia, le titre monte

mercredi 23 juillet 2014 09h00
 

SEATTLE, 23 juillet (Reuters) - Microsoft entend redresser sa filiale déficitaire Nokia dans les deux ans, une annonce bien reçue à Wall Street où l'action, initialement insensible aux résultats trimestriels publiés mardi soir, s'est ensuite orientée à la hausse dans les échanges électroniques.

Le géant des logiciels a vu son bénéfice de la période avril-juin baisser de 7% en grande partie à cause de l'intégration de l'activité de téléphones portables de Nokia dont l'acquisition a été scellée en avril pour 7,2 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros). (voir )

Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, le directeur financier de Microsoft a déclaré que le groupe américain entendait réduire les coûts d'un milliard de dollars chez Nokia et stopper ses pertes d'ici juin 2016, à la suite des suppressions de postes massives annoncées la semaine dernière.

"On n'en attendait pas tant", se félicite Daniel Ives, analyste chez FBR Capital Markets. "Bien sûr il y a encore beaucoup à faire, mais l'horizon semble se dégager pour Microsoft après 10 ans de souffrance et de frustration."

L'action Microsoft, qui a atteint dans la semaine un nouveau pic de 14 ans, s'adjugeait 1,1% à 45,33 dollars dans les transactions d'après-Bourse.

Nokia a contribué à hauteur de deux milliards de dollars au chiffre d'affaires trimestriel de Microsoft mais a accusé une perte opérationnelle de 692 millions de dollars, en partie sous le coup d'éléments non récurrents.

Le smartphone Lumia du fabricant finlandais, tout en étant bien reçu, n'a pas eu le succès que Microsoft escomptait. Il s'est vendu à 5,8 millions d'unités sur les neuf premières semaines d'intégration des comptes de Nokia, soit une part de marché d'environ 4%, alors qu'Apple a écoulé 35,2 millions d'iPhones sur le trimestre.

Microsoft, décidé à se recentrer sur l'informatique dématérialisée, a annoncé la semaine dernière 18.000 suppressions d'emplois affectant en grande partie Nokia, dont les effectifs, actuellement de 25.000, seront réduits de moitié. (Bill Rigby, Véronique Tison pour le service français)