Gestion-L'année 2013, meilleur cru depuis la crise-BCG

jeudi 17 juillet 2014 11h13
 

PARIS, 17 juillet (Reuters) - Le secteur mondial de la gestion d'actifs a enregistré l'an dernier ses meilleurs résultats depuis la crise financière, indique dans une étude publiée jeudi le cabinet de conseils Boston Consulting Group (BCG) précisant que les encours ont atteint un niveau record en 2013.

Dans son étude annuelle intitulée "Global Asset Management 2014: Steering the Course to Growth", BCG souligne que la marge opérationnelle s'élève à 39% en 2013, contre 41% en 2007, les bénéfices s'élevant, eux, à 70 milliards d'euros, soit seulement 7% de moins qu'avant la crise, les coûts ayant progressé moins rapidement que les revenus.

"La gestion d'actifs reste une industrie très rentable, avec en 2013 des marges proches de celles d'avant-crise", commente Hélène Donnadieu, co-auteur du rapport et directrice de projet spécialisée en gestion d'actifs chez BCG.

"Pourtant, de nombreux obstacles attendent encore les gérants qui évoluent dans un environnement de plus en plus complexe et coûteux. Révolution numérique, nouvelles réglementations, préférence pour les actifs non-traditionnels et internationalisation forte du secteur sont les défis que tous les gérants doivent relever pour continuer à croître !", nuance-t-elle.

De fait, si les encours mondiaux ont progressé de 13% en 2013, à un niveau record de 68.700 milliards de dollars (51.700 milliards d'euros), cette hausse résulte de la progression des cours des actions, plutôt que de nouveaux flux d'actifs, précise le cabinet dans son étude.

BCG relève également que la gestion d'actifs traditionnelle a perdu du terrain au profit des solutions d'investissement, des spécialités, des stratégies passives et des produits alternatifs.

En 2013, l'écart de croissance des actifs sous gestion s'est creusé entre l'Amérique du Nord (+16%) et l'Europe (+7%), note le Boston Consulting Group soulignant aussi les écarts entre les pays européens (+10% en Italie, +11% au Royaume-Uni, +5% en Allemagne et +3% en France.)

Le cabinet considère par ailleurs que l'internationalisation peut se révéler une stratégie gagnante en permettant aux gérants de croître en dehors de leur marché domestique, en particulier quand ce dernier connaît un développement plus limité.

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