14 juillet 2014 / 14:53 / dans 3 ans

SALON-ATR a engrangé 144 commandes fermes depuis le début 2014

FARNBOROUGH, Royaume-Uni, 14 juillet (Reuters) - Le constructeur de turbopropulseurs ATR a annoncé lundi avoir obtenu 144 commandes fermes depuis le début de l‘année, dont un contrat pour 75 avions pour Nordic Aviation Capital évalué à plus de 1,55 milliard de dollars (1,14 milliard d‘euros).

Les commandes remportées par la coentreprise entre Airbus Group, maison-mère d‘Airbus, et l‘italien Finmeccanica sont évaluées à 3,45 milliards de dollars, ou six milliards en incluant les 112 options pour des avions supplémentaires.

ATR, qui avait frôlé la faillite en 2004 avant d‘opérer un spectaculaire rétablissement à la faveur d‘un rebond de la demande pour ses avions à hélice moins gourmands en carburant, affiche un carnet de commandes record de plus de 325 appareils, d‘une valeur totale de huit milliards de dollars.

Patrick de Castelbajac, président exécutif depuis début juin du spécialiste des avions légers de 50 à 90 places, a attribué ce succès à la maturité du marché des turbopropulseurs.

“Notamment avec les gaz de schiste, il y avait une espérance que le fioul baisserait et on se rend compte que le fioul ne baisse pas”, a-t-il expliqué à des journalistes au salon aéronautique de Farnborough qui s‘est ouvert lundi près de Londres.

“Un certain nombre d‘opérateurs se sont dits : c‘est maintenant qu‘il faut passer les commandes parce que si on attend quelques mois de plus, les livraisons prendront quelques années de plus”, a-t-il ajouté.

Une commande passée maintenant sera livrée en 2017, dans six mois ce sera peut-être 2018 ou 2019, a précisé Patrick de Castelbajac.

ATR, qui a augmenté de 40% sa production en deux ans, compte sortir de ses usines au moins 80 avions produits cette année, contre 74 en 2013, puis 95 en 2015 et au moins 100 à partir de 2016, un niveau qu‘il compte maintenir, voire encore augmenter les années suivantes.

Beaucoup dépendra de l‘essor encore à venir de marchés encore très peu couverts comme la Chine et l‘Afrique, où le potentiel est considérable, a souligné Patrick de Castelbajac.

Cette montée en cadence est la première des priorités d‘ATR et la question de lancer ou non un nouvel avion de plus de 90 places pour étoffer sa gamme ne se posera que plus tard, probablement d‘ici la fin de la décennie, a-t-il estimé, évaluant le coût de son développement à 2-3 milliards d‘euros.

Le prédecesseur de Patrick de Castelbajac, Filippo Bagnato, avait essayé en vain de convaincre les deux actionnaires de soutenir ce projet. Fabrice Brégier, le patron d‘Airbus, avait conseillé en juin à ATR de se concentrer sur sa production actuelle et de ne plus promettre à ses clients un hypothétique appareil non encore financé.

ATR, qui a pour concurrent principal le canadien Bombardier , envisage en revanche de remotoriser ses avions, afin de maintenir les gains de carburant par rapport à la nouvelle génération de jets plus performante prévue pour 2018-2019.

Patrick de Castelbajac a dit espérer une décision d‘ici 18 mois, en fonction des conditions de marché. (Cyril Altmeyer, édité par Véronique Tison)

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