Finmeccanica se réorganise, due diligence pour AnsaldoBreda

vendredi 20 juin 2014 00h41
 

MILAN, 19 juin (Reuters) - Le groupe de défense italien Finmeccanica a annoncé avoir donné accès aux comptes de sa filiale ferroviaire AnsaldoBreda à plusieurs repreneurs potentiels qu'il n'a pas nommés.

Finmeccanica a mis en vente AnsaldoBreda, déficitaire, et sa filiale de technologie ferroviaire Ansaldo STS depuis plus de deux ans, mais des ingérences politiques et des scandales de corruption ont retardé le processus.

La désignation cette année de Mauro Moretti, venu du ferroviaire, au poste d'administrateur délégué de Finmeccanica avait fait craindre que le groupe renonce à son projet de vente, ce qui a pesé sur le cours de Bourse de l'entreprise, en baisse de 7% sur les trois derniers mois.

"Le conseil d'administration a pris note de la communication de l'administrateur délégué et directeur général Mauro Moretti relative au processus de due diligence en cours pour AnsaldoBreda, visant à permettre à toutes les parties intéressées d'accéder aux informations", a fait savoir le groupe dans un communiqué.

Mauro Moretti cherche parallèlement à transformer la société nationale en un groupe plus intégré.

Finmeccanica ressemblait jusqu'ici à une holding financière avec des activités de défense et d'aérospatiale séparées mais elle va désormais intégrer celles-ci en tant que divisions.

Cette réorganisation ne concerne pas les deux filiales ferroviaires et la coentreprise spatiale avec le français Thales , le missilier MBDA et le groupe américain d'électronique de défense DRS.

La nouvelle structure, qui devrait être effective en 2015, rapprochera Finmeccanica de ses concurrents à l'étranger et lui permettra de réduire sa dette, estiment des analystes.

Le groupe a démenti mercredi une information de presse sur une incorporation d'Ansaldo Breda, en notant que Mauro Moretti mènerait à son terme le processus de cession engagé par son prédécesseur Alessandro Pansa.

L'action Finmeccanica a gagné 3,9% à 6,51 euros jeudi à Milan, un cours qui correspond à une capitalisation boursière de plus de 3,6 milliards d'euros. (Danilo Masoni et Silvia Aloisi, Véronique Tison pour le service français)