16 mai 2014 / 11:50 / il y a 3 ans

Le plan de relance autoroutier notifié vendredi-Cuvillier

* Frédéric Cuvillier a fait valoir ses arguments auprès du commissaire européen

* E3,6 milliards de travaux et 15.000 emplois attendus

* Le ministre s'engage à ne plus prolonger la durée des concessions

* La décision de Bruxelles attendue d'ici deux mois-source

PARIS, 16 mai (Reuters) - La France va notifier officiellement vendredi son plan de relance autoroutier à la Commission européenne, a annoncé le ministre des Transports Frédéric Cuvillier, presque deux ans après le début des négociations.

Dans un communiqué publié à l'issue de sa rencontre avec le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia, Frédéric Cuvillier a indiqué que les 3,6 milliards d'euros de travaux prévus étaient des "opérations essentielles pour le réseau autoroutier français, visant à le moderniser, à adapter les infrastructures aux évolutions du trafic et donc à le fluidifier, à améliorer la sécurité des usagers ou encore à réaliser des travaux de mise aux normes environnementales."

"A ce titre, ces travaux complémentaires respectent les conditions dérogatoires à l'obligation de mise en concurrence des contrats de concession, a-t-il ajouté, argument qu'il a fait valoir auprès du commissaire européen.

Ce plan très attendu par le secteur des travaux publics a fait l'objet à l'automne dernier d'un accord entre le gouvernement et les trois grands opérateurs autoroutiers après un an de négociations. Afin d'éviter au maximum le risque d'objection au nom de la concurrence, il subissait un examen technique informel à Bruxelles depuis plusieurs mois.

La vingtaine de chantiers prévus par le plan sera à la charge exclusive du secteur privé. En échange, les trois opérateurs autoroutiers verront la durée moyenne de leurs concessions prolongée de trois ans.

"Frédéric Cuvillier s'est engagé à ne plus demander de prolongation jusqu'à la fin des concessions, prévue entre 2027 et 2032", a ajouté le ministre.

L'investissement de Vinci représentera environ deux milliards d'euros, celui d'Eiffage 900 millions et celui de Sanef, filiale de l'espagnol Abertis, 700 millions. Le ministre a estimé que les chantiers, qui seront réservés pour 55% à des entreprises n'étant pas filiales des trois opérateurs, entraîneraient la création de 15.000 emplois.

S'il se confirme, le déblocage du dossier sera bienvenu alors pour la Fédération nationale des travaux publics, le secteur va connaître une chute de 21% de son chiffre d'affaires cette année et perdre 12.000 emplois, sur un effectif total de 280.000 personnes.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de Vinci, Eiffage ou Sanef.

Selon une source proche du dossier, une fois la notification officielle faite, la décision de Bruxelles est attendue dans un délai de deux mois. Lors de la publication de ses résultats annuels, Eiffage a déjà dit espérer un feu vert avant l'été, tandis que Vinci espérait lancer les premiers travaux du plan de relance d'ici la fin du premier semestre.

Abertis avait indiqué pour sa part dans une interview à Reuters que le groupe Sanef aurait besoin d'une augmentation de capital d'environ 400 millions d'euros pour réaliser les investissements prévus dans le cadre du plan. (Gilles Guillaume et Natalie Huet, édité par Jean-Michel Bélot)

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