E.ON-Ebitda en baisse en raison d'un hiver trop doux

mardi 13 mai 2014 08h46
 

FRANCFORT, 13 mai (Reuters) - E.ON, numéro un allemand des services aux collectivités, a annoncé mardi une baisse de 12% de son excédent brut d'exploitation au cours des trois premiers mois de l'année, invoquant un hiver trop doux et des prix de gros trop faibles.

L'Ebitda (bénéfice avant intérêts, taxes, dépréciations et amortissements) est ressorti à 3,16 milliards d'euros, un niveau légèrement inférieur aux 3,2 milliards prévus en moyenne dans le consensus Reuters.

Sur la période, ses ventes de gaz se sont effondrées de près d'un quart à 309,7 milliards de kilowatts/heure (kWh), a dit le groupe allemand qui a pointé du doigt des "températures bien supérieures à la moyenne à long terme".

E.ON a toutefois maintenu sa prévision pour 2014, disant s'attendre à un Ebitda de 8 à 8,6 milliards d'euros et à un résultat net courant compris entre 1,5 et 1,9 milliard.

La tendance annoncée par E.ON va dans le sens de celles qu'ont données ses principaux concurrents comme GDF Suez ou encore EnBW qui ont également expliqué que la clémence de l'hiver avait pesé sur leurs résultats au premier trimestre. (voir )

Le secteur allemand des services aux collectivités éprouve les plus grandes difficultés à trouver de nouveaux relais de croissance après une phase d'expansion des énergies renouvelables qui menace le modèle d'entreprise traditionnel fondé sur l'utilisation de centrales d'énergie conventionnelles, fonctionnant le plus souvent au gaz.

E.ON, dont la part de marché s'est effondrée de plus de moitié depuis 2010, s'est engagé dans un plan de fermeture ou de mise en sommeil de plus d'un quart de ses capacités de production en Europe et a cédé pour environ 20 milliards d'actifs pour surmonter une crise exacerbée par une baisse de la demande en énergie.

Confronté à un lourd endettement, E.ON réfléchit à vendre de nouveaux actifs, essentiellement en Italie et en Espagne, pour éponger une partie de sa dette. (Christoph Steitz,; Nicolas Delame pour le service français, édité par Véronique Tison)