13 mai 2014 / 05:08 / il y a 3 ans

LEAD 2-SocGen garde le cap sur l'Europe de l'Est et l'Afrique

* La banque présente son plan stratégique triennal

* Croissance des revenus attendue à 3% par an

* Le ROE devrait être supérieur à 10% en 2016

* Taux de distribution à 40% en 2014, 50% en 2015-2016 (Actualisé avec nouvelles déclarations, commentaire, cours de Bourse)

par Matthias Blamont et Maya Nikolaeva

PARIS, 13 mai (Reuters) - Société générale veut poursuivre son développement en Europe de l‘Est et en Afrique d‘ici à 2016, période durant laquelle la deuxième banque française cotée vise une croissance annuelle moyenne de ses revenus totaux de 3%.

En dépit des incertitudes actuelles en Ukraine et des interrogations liées à l‘avenir de l‘économie russe à court terme, la Société générale veut conforter sa croissance en Russie, en République tchèque, en Roumanie et sur le continent africain où les besoins en matière de services bancaires pourraient exploser au cours de la prochaine décennie.

Société générale, qui contrôle en Russie presque 100% de Rosbank, a été contrainte de passer une dépréciation d‘écart d‘acquisition (goodwill) dans ses comptes du premier trimestre de 525 millions d‘euros, conséquence du ralentissement de l‘économie russe, de la baisse des parités de change rouble-euro et d‘une hausse de la prime de risque associée à un pays sous forte pression internationale.

En dépit de la pression de certains analystes et investisseurs qui ont appelé ces dernières années au recentrage du groupe en Europe de l‘Ouest, Société générale maintient son cap dans le cadre d‘un nouveau plan stratégique triennal dévoilé mardi.

Le PDG Frédéric Oudéa a précisé au cours d‘une conférence de presse que son groupe disposait d‘un budget de quelque quatre milliards d‘euros pour poursuivre sa croissance organique ou effectuer des acquisitions.

A l‘international, la banque vise une croissance de son produit net bancaire (PNB) de 5% par an - contre +1% attendu en France - et un rendement des capitaux propres (ROE) de 15% en 2016.

“Le pôle de banque de détail et services financiers internationaux sera l‘un des principaux moteurs de croissance du groupe, grâce au potentiel élevé de ses marchés et aux synergies accrues, qui représentent déjà 25% de ses revenus”, écrit Société générale dans un communiqué.

Le directeur général délégué, Bernardo Sanchez Incera, a fait valoir que Société générale faisait partie des trois premières banques internationales présentes en Afrique aux côtés des britanniques Standard Chartered et Barclays .

“L‘Afrique est certainement le continent de l‘avenir. Les prévisions de croissance sont très fortes, avec une classe moyenne qui commence à structurer les économies (...) Nous avons l‘expertise et le savoir-faire pour nous adapter et nous développer”, a-t-il dit.

Interrogé sur la difficulté de concilier les valeurs de responsabilité du groupe sur lequel est bâti le plan stratégique avec les politiques pratiquées par certains pays où la banque est présente comme la Russie, Bernardo Sanchez Incera a répondu :

“D‘une part, il y a notre strict respect des règles de ‘compliance’, quel que soit le pays, en Afrique, en Russie ou en France. D‘autre part, il y a aussi une considération d‘ordre géopolitique qui tourne autour du droit des peuples à s‘autodéterminer (...) Il y a des manifestations, des attitudes politiques qui sont différentes en fonction des situations. C‘est une question beaucoup plus complexe et beaucoup plus vaste.”

De son coté, Frédéric Oudéa s‘est voulu optimiste au sujet de l‘évolution des relations entre Moscou et la communauté internationale.

“Je note simplement, et tous les contacts que nous avons le confirment, que la volonté de toutes les parties dans cette affaire est d‘éviter l‘escalade des tensions. Parce que, derrière, c‘est l‘ensemble de l‘économie mondiale qui pourrait être perturbée.”

HARO SUR LES COÛTS

Plus largement, la banque vise un rendement des capitaux propres supérieur à 10% dans deux ans - il avait totalisé 8,4% en 2013 - et un ratio de solvabilité common equity tier one Bâle III supérieur ou égal à 10%.

La Société générale envisage aussi de distribuer 40% de son résultat cette année et 50% en 2015 et 2016, en cash.

Le groupe veut par ailleurs limiter à 1% par an la progression de ses frais de gestion pour ramener le coefficient d‘exploitation de 65,3% en 2013 (hors éléments non économiques, non récurrents et actifs gérés en extinction) à 62% en 2016.

A cette date, la Société générale prévoit de dégager 60% de ses revenus dans la banque de détail, 20% dans les activités de financement et de conseil et 20% dans celles de marché, une répartition comparable à celle du PNB du groupe actuellement.

* Le communiqué : link.reuters.com/nah39v

* SocGen a fait appel de son amende dans l‘affaire Euribor (Edité par Dominique Rodriguez)

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