HeidelbergCement a plus que quintuplé son bénéfice au T1

mercredi 7 mai 2014 12h31
 

FRANCFORT, 7 mai (Reuters) - HeidelbergCement a annoncé mercredi un bénéfice d'exploitation trimestriel plus que quintuplé, grâce à un hiver clément en Europe et à des augmentations de prix dans des marchés de premier plan.

"L'Europe a contribué de manière sensible à l'amélioration des résultats en raison d'un hiver doux et de l'évolution économique positive de nos marchés", a déclaré le président du directoire Bernd Scheifele.

En Amérique du Nord, où la construction résidentielle privée porte la croissance, les ventes de matériaux de construction ont subi l'impact d'un hiver au contraire polaire mais elles sont pratiquement restées stables par rapport à l'an passé.

En dépit d'un effet de change défavorable de 221 millions d'euros, les hausses de prix intervenues dans des marchés de premier plan, ainsi qu'une croissance à deux chiffres en pourcentage des ventes en volume de ciment, d'agrégats, de béton précontraint et d'asphalte ont permis une hausse de 5,7% du chiffre d'affaires à 2,75 milliards d'euros, dépassant le consensus.

Le bénéfice d'exploitation est passé de neuf millions d'euros un an auparavant à 50 millions au premier trimestre 2014, battant largement le consensus Reuters qui le donnait à 16,9 millions.

Le cimentier allemand a confirmé qu'il anticipait une hause du chiffre d'affaires et du bénéfice d'exploitation annuels, sur une base comparable.

L'action perdait néanmoins 3,2% à 60,36 euros à la mi-journée. Elle a gagné 14% depuis le début de l'année, alors que Lafarge a progressé de 21% et Holcim de 17%. L'indice européen du BTP a gagné 13% durant la période.

Lafarge et Holcim, les deux leaders mondiaux du ciment, ont officialisé début avril leur union, une opération qui pourrait entraîner une vague de consolidation dans un secteur des matériaux de construction confronté à des surcapacités et une faible demande en Europe.

A ce sujet, HeidelbergCement y voit une chance de procéder à des acquisitions car il estime que cette fusion ne pourra être acceptée par les autorités de la concurrence qu'au prix d'importantes cessions d'actifs.   Suite...