LEAD 1-Résultats décevants pour AB InBev et Carlsberg

mercredi 7 mai 2014 13h05
 

(Actualisé avec Carlsberg, détails, cours des actions)

BRUXELLES/COPENHAGUE, 7 mai (Reuters) - Anheuser-Busch InBev et Carlsberg ont chacun fait état mercredi de résultats moins bons qu'attendu au premier trimestre, mais pour des raisons différentes.

Le premier brasseur mondial a souffert de dépenses commerciales liées à la Coupe du monde de football tandis que son concurrent danois pâtissait de la faiblesse du rouble ainsi que d'une baisse de ses ventes en Europe de l'Est.

AB InBev, qui regroupe entre autres les marques Budweiser, Stella Artois et Corona, a annoncé un excédent brut d'exploitation (EBE, Ebitda) en hausse de 10,8% au premier trimestre, à 3,88 milliards de dollars, soit moins que le consensus Reuters qui attendait 3,98 milliards.

Carlsberg, quatrième brasseur mondial, a fait état pour sa part d'un bénéfice opérationnel avant éléments exceptionnels de 453 millions de couronnes danoises (60,7 millions d'euros) sur les trois premiers mois de l'année, contre 680 millions un an plus tôt. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un résultat de 749 millions.

Les soucis d'AB InBev sont relatifs puisque le leader mondial a vendu plus de bière partout sauf en Europe. Le Brésil et la Chine se sont particulièrement distingués avec des croissances respectives de 10,9% et 9,4% en volume.

Si le chiffre d'affaires d'AB InBev a augmenté de 8,9%, porté par une hausse des volumes et des prix, les dépenses de marketing ont augmenté de 16,7% en raison notamment de coûteuses campagnes en vue de la Coupe du monde, dont il espère qu'elle provoquera une hausse des ventes d'un à deux points cette année au Brésil, son deuxième marché.

Carlsberg a souffert pour sa part de la volatilité des taux de change, et notamment de la baisse du rouble russe, ce qui l'a l'a conduit à revoir en baisse ses attentes pour l'ensemble de l'année.

Carlsberg maintient sa prévision d'une croissance organique d'un peu moins de 10% du bénéfice net en 2014 mais note que l'impact des taux de change sera plus important que ce qu'il attendait jusqu'ici, si bien que la hausse du résultat final devrait se situer vers le bas d'une fourchette à un chiffre, plutôt que vers le milieu.   Suite...