GSK - Les ventes ont fait grise mine au T1

mercredi 30 avril 2014 14h10
 

LONDRES, 30 avril (Reuters) - GlaxoSmithKline a annoncé mercredi une baisse de 10% de son chiffre d'affaires trimestriel, soulignant ainsi certaines des pressions qui s'exercent sur l'industrie pharmaceutique et qui ont motivé la décision d'échanger plus de 20 milliards de dollars d'actifs avec le suisse Novartis.

Novartis a annoncé mardi une profonde refonte de ses activités en échangeant certains actifs avec le britannique GlaxoSmithKline et en vendant sa division de santé animale à l'américain Eli Lilly, des opérations représentant un montant total de 27 milliards de dollars (20 milliards d'euros).

Le C.A. du premier trimestre, qui a subi aussi l'impact d'un sterling fort, a représenté 5,61 milliards de livres (6,82 milliards d'euros), donnant un bénéfice par action hors certains éléments exceptionnels en baisse de 20% à 21 pence. Le consensus de Thomson Reuters donnait un C.A. de 5,84 milliards de livres et un BPA de 20,7 cents.

Le groupe pharmaceutique britannique anticipe toujours une croissance du C.A. annuel à taux de change constant, après une baisse de 2% sur cette base au premier trimestre, mais il ne donne plus de montant particulier. Il projetait auparavant une croissance de 2%.

Il a confirmé son objectif d'une croissance du BPA de 4% à 8% cette année.

Le premier trimestre a été difficile pour GSK, en raison d'un ralentissement des ventes de l'Advair, un traitement pour les poumons, explicable par une réduction des remboursements aux Etats-Unis, tandis que son remplaçant, le Breo, ne trouve pas encore son public.

Les ventes en Chine ont baissé, à la suite d'un scandale de corruption qui a éclaté en juillet dernier.

Le secteur de la pharmacie est confronté à des budgets de santé publique resserrés, ce qui provoque une vague de restructurations, les laboratoires se recentrant sur leurs points forts et lâchant les segments où ils n'ont pas la taille suffisante pour être un compétiteur.

La restructuration entreprise par GSK implique qu'il tirera à l'avenir 70% de ses revenus de ses licences dans les médicaments respiratoires, le VIH, les vaccins et les traitements d'hygiène et de santé prescrits sans ordonnance.

L'action perd 1,5% en début d'après-midi en Bourse de Londres. (Ben Hirschler, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Nicolas Delame)