Bristol-Myers-Résultats meilleurs que prévu, mais le CA déçoit

mardi 29 avril 2014 17h47
 

29 avril (Reuters) - Bristol-Myers Squibb a publié mardi des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre, soutenu par la réduction de ses coûts et de ses charges fiscales, tandis que son chiffre d'affaires s'est avéré légèrement inférieur aux attentes de Wall Street.

Le laboratoire pharmaceutique américain a fait état d'un bénéfice de 937 millions de dollars (677,83 millions d'euros), soit 56 cents par action, au premier trimestre, contre 609 millions, soit 37 cents par action, un an auparavant.

Hors éléments exceptionnels, son bénéfice trimestriel s'est élevé à 46 cents par action, alors que les analystes attendaient en moyenne 43 cents, selon consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Le taux effectif d'imposition de Bristol-Myers sur le premier trimestre a été de 5%, contre 7,6% un an auparavant.

Le groupe a notamment bénéficié de la récente cession de son activité de médicaments contre le diabète à son partenaire de longue date AstraZeneca.

Bristol-Myers a relevé la borne inférieure de sa fourchette avancée pour son bénéfice 2014, de 1,65 à 1,70 dollar par action, tout en maintenant le haut de la fourchette à 1,80 dollar.

Son chiffre d'affaires en revanche a diminué de 1% à 3,81 milliards de dollars, en retrait d'environ 80 millions de dollars par rapport à ce qu'attendaient en moyenne les analystes.

Le titre Bristol-Myers perd près de 3,1% vers 14h25 GMT.

Alors qu'un vent de fusions souffle sur le secteur depuis une semaine, Bristol-Myers poursuit sa stratégie dite du "collier de perles", consistant à étoffer son portefeuille de médicaments par le rachat d'actifs de taille plus modeste.

Dans cet esprit, le groupe a annoncé qu'il investirait 175 millions de dollars pour le rachat de la société non cotée de biotechnologie iPierian et de ses médicaments pour le traitement des maladies neurodégénératives, dont la paralysie.

Son concurrent Merck a également publié mardi un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, aidé par des réductions de coûts et des cessions d'actifs, avec un chiffre d'affaires qui a lui aussi déçu le marché. (voir ) (Ransdell Pierson, Juliette Rouillon pour le service français)