23 avril 2014 / 08:34 / il y a 3 ans

LEAD 2-Ericsson déçoit au T1, l'effet 4G aux abonnés absents

* CA et bénéfice d'exploitation sous le consensus au T1

* La marge brute supérieure aux attentes

* De récents contrats devraient soutenir le CA au 2nd semestre

* L'action perd près de 5% (Actualisé avec déclarations du DG, nouveaux commentaires, cours)

par Sven Nordenstam et Olof Swahnberg

STOCKHOLM, 23 avril (Reuters) - Ericsson, le numéro un mondial des équipements de réseaux mobiles, a réalisé au premier trimestre un chiffre d'affaires et un bénéfice inférieur aux attentes, le déploiement des nouveaux réseaux de quatrième génération (4G) ne suffisant pas à compenser la fin de projets plus anciens.

Le groupe suédois a expliqué prévoir une hausse de ses ventes au second semestre grâce à l'impact de contrats remportés récemment, comme l'accord sur cinq ans signé en février avec Vodafone.

Mais cette perspective ne suffit pas à rassurer les investisseurs et l'action Ericsson perdait près de 5% dans l'après-midi, certains analystes mettant en avant la guerre des prix acharnée en cours dans les équipements de réseaux, un marché sur lequel Ericsson doit affronter Alcatel-Lucent , Nokia et les chinois Huawei et ZTE.

"Je suis au final un peu pessimiste pour Ericsson", explique Inge Heydorn, gérant de Sentat Asset Management, qui ne détient pas d'actions du groupe. "Je ne pense pas que les ventes se redressent. Je crois que le marché est difficile."

Sur les trois premiers mois de l'année, Ericsson a réalisé un Ebit (bénéfices avant intérêts et impôts) de 2,6 milliards de couronnes (286 millions d'euros), contre 2,1 milliards un an plus tôt sur la même période, un résultat bien inférieur au consensus, qui le donnait à 3,5 milliards.

Son chiffre d'affaires s'est inscrit à 47,5 milliards là où les analystes prédisaient 51,8 milliards, en baisse de 7% ajusté des effets de change.

La croissance enregistrée en Chine, au Moyen-Orient et en Amérique latine au cours des trois premiers mois de l'année n'a que partiellement compensé la baisse de l'activité en Amérique du Nord, liée à la fin de plusieurs grands projets.

LA MARGE BRUTE EN HAUSSE

Depuis longtemps déjà, les investisseurs espèrent qu'Ericsson bénéficiera des importants investissements engagés par les opérateurs dans des réseaux 4G à haut débit, censés leur permettre de répondre à l'essor du trafic de données, lié entre autres à la consultation de vidéos sur des terminaux mobiles.

Le suédois a équipé la majorité des réseaux LTE (Long Term Evolution) déjà en service et dispose du plus important portefeuille de brevets du secteur.

Mercredi, il a expliqué que le chiffre d'affaires généré par des projets de ce type devrait augmenter au second semestre.

Outre le contrat de février avec Vodafone, qui s'inscrit dans le cadre du plan d'investissement de sept milliards de livres (8,5 milliards d'euros) de l'opérateur britannique, le groupe table aussi sur le déploiement des réseaux 4G prévu par les trois grands opérateurs mobiles chinois.

"Nous sommes désormais en mode 'exécution' dans la 4G en Chine", a dit le directeur général Hans Vestberg, lors d'une téléconférence.

Certains analystes soulignent toutefois le risque lié à la concurrence sur les prix.

"Ericsson est leader d'un secteur qui croît en terme d'utilisateurs et de trafic de données mais pas de chiffre d'affaires", résume Bengt Nordstrom, directeur général du cabinet de conseil spécialisé Northstream.

Ericsson est toutefois parvenu à améliorer sa marge brute à 36,5% au cours des trois premiers mois de l'année contre 34,0% anticipés dans le consensus et 32,0% au premier trimestre 2013.

"La marge brute compense quelque peu la déception du chiffre d'affaires, note Alexandre Peterc, analyste de BNP Paribas.

A la Bourse de Stockholm, l'action Ericsson cédait 4,87% à 82,05 couronnes à 12h17 GMT.

Au cours de clôture de mardi, le titre affichait une hausse de 10% depuis le début de l'année alors que l'indice Stoxx Europe 600 du secteur technologique était en recul de 3%. Les actions de Nokia et d'Alcatel, qui doivent publier leurs trimestriels respectivement le 29 avril et le 9 mai, sont en baisse de 6,5% et 13% depuis le 1er janvier. (avec Simon Johnson, Nicolas Delame et Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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