April 22, 2014 / 5:03 PM / 3 years ago

LEAD 1-Omnicom n'a plus de date pour sa fusion avec Publicis

5 MINUTES DE LECTURE

* La domiciliation fiscale au Royaume-Uni n'est pas encore acquise

* Ce point est crucial pour les actionnaires, dit un analyste

* Le feu vert de la Chine se fait aussi attendre

* Résultats trimestriels un peu meilleurs que prévu pour Omnicom, Interpublic (Actualisé avec détails, contexte)

par Sruthi Ramakrishnan

22 avril (Reuters) - Omnicom s'est dit mardi dans l'incapacité de prédire quand serait finalisé son projet de fusion avec le français Publicis, du fait de retards dans les autorisations à ce mariage de 35,1 milliards de dollars (25,4 milliards d'euros) qui doit donner naissance au numéro un mondial de la publicité.

Le titre du groupe américain a perdu jusqu'à 3,6% en début de séance à Wall Street tandis que Publicis a clôturé en repli de 0,70% à la Bourse de Paris, la plus forte baisse de l'indice CAC. Vers 17h00 GMT, l'action Omnicom reculait encore de 1,78% à 70,22 dollars alors que le S&P 500 gagnait 0,64%.

"A ce stade, ce n'est pas évident de prédire exactement quand la transaction sera finalisée", a déclaré le directeur général d'Omnicom, John Wren, en présentant les résultats du groupe au premier trimestre.

En octobre, Omnicom avait évoqué une finalisation au début 2014 du projet de mariage annoncé l'été dernier, puis en février a reconnu que ce serait plutôt au troisième trimestre.

John Wren a précisé qu'Omnicom et Publicis attendaient toujours le feu vert des autorités chinoises au projet de fusion et les autorisations nécessaires pour pouvoir établir la domiciliation fiscale du futur groupe au Royaume-Uni.

En l'absence de cette domiciliation fiscale, les conditions à la fusion pourraient ne pas être réunies, a-t-il ajouté.

"A l'évidence il y a de nouveaux doutes sur la finalisation de la fusion", commente Robin Diedrich, analyste chez Edward Jones, en notant que la domiciliation au Royaume-Uni est importante pour que les actionnaires ne soient pas taxés.

La résidence fiscale doit être approuvée par les autorités britanniques mais aussi par le ministère des Finances aux Pays-Bas, où le futur groupe aura son siège. En outre, le feu vert du fisc français se fait aussi attendre, a dit Omnicom.

Pas De Plan B

"Il n'y a pas de plan B. Ces choses sont requises pour pouvoir boucler la fusion", a dit John Wren.

Il a encore précisé que, faute de feu vert de la Chine à la fusion d'ici le 16 juin, il faudrait retirer le dossier pour ensuite le soumettre à nouveau aux autorités.

En février, à l'occasion de la publication par Publicis d'un chiffre d'affaires 2013 de 6,95 milliards d'euros, Maurice Lévy, le président du directoire du groupe français, avait également reconnu que le rapprochement avec Omnicom prenait plus de temps que prévu mais il avait toutefois ajouté que l'opération devait être bouclée d'ici la fin du deuxième trimestre ou au début du troisième.

Omnicom et son rival et compatriote Interpublic Group of Cos ont publié des résultats du premier trimestre légèrement supérieurs aux attentes, grâce surtout à la bonne tenue de leur marché national.

Omnicom, le propriétaire d'agences telles que BBDO Worldwide et Goodby, Silverstein & Partners, a réalisé sur ces trois mois un chiffre d'affaires en hausse de 3% à 3,50 milliards de dollars (2,53 milliards d'euros).

Le bénéfice net est ressorti à 201,4 millions de dollars, soit 0,77 dollar par action, contre 199,7 millions de dollars (0,76 dollar/action) au premier trimestre 2013.

Hors éléments exceptionnels, le résultat par action s'est établi à 0,80 dollar, soit un cent de mieux que le consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui tablait par ailleurs sur un chiffre d'affaires de 3,48 milliards de dollars.

Bonnes Performances D'interpublic

Interpublic, propriétaire entre autres des agences McCann Erickson et Draftfcb, a fait état de son côté d'une croissance de 5% de ses revenus aux Etats-Unis, à comparer à une hausse de 4% pour Omnicom.

"Nous avons enregistré de solides contributions de l'ensemble de notre réseau d'agences, avec beaucoup de vigueur aux Etats-Unis mais aussi une croissance significative en Amérique latine et en Asie", déclare Michael Roth, le directeur général d'Interpublic, dans le communiqué de résultats.

Le chiffre d'affaires global d'Interpublic a progressé de 6,1% à 1,64 milliard de dollars, à comparer à un consensus de 1,60 milliard, et la croissance organique a atteint 6,6%.

Les revenus à l'international ont augmenté de 7,7%, après trois trimestres de baisse.

Le trimestre s'est soldé pour Interpublic par une perte nette attribuable aux actionnaires de 20,9 millions de dollars, soit cinq cents par action, alors que les analystes prévoyaient en moyenne une perte de huit cents.

Le groupe se dit cependant "bien positionné pour atteindre ou dépasser" son objectif 2014 d'une croissance organique de 3 ou 4% et d'une marge opérationnelle d'au moins 10,3%.

Le titre Interpublic avançait de 3,5% vers 17,46 dollars. (Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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