Roche pénalisé par les effets de change au 1er trimestre

mardi 15 avril 2014 08h10
 

ZURICH, 15 avril (Reuters) - Des effets de change défavorables ont pesé au premier trimestre sur le chiffre d'affaires de Roche, en recul de 1% malgré le démarrage commercial satisfaisant de ses nouveaux traitements du cancer.

Les bonnes performances de ces anticancéreux et du RoActemra, un traitement de la polyarthrite rhumatoïde, ont permis de compenser la perte de l'exclusivité du Xeloda, utilisé en chimiothérapie, et la baisse des ventes du Pegasys, un traitement de l'hépatite.

Le groupe pharmaceutique suisse a confirmé prévoir une hausse de ses ventes et de ses bénéfices cette année.

La dépréciation du dollar, du yen et de plusieurs monnaies latino-américaines a pesé sur les ventes de janvier-mars, à hauteur de six points de pourcentage au total.

Le chiffre d'affaires trimestriel global a ainsi reculé à 11,5 milliards de francs suisses (9,45 milliards d'euros), alors que les analystes financiers interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 11,89 milliards.

Hors effets de change, les ventes ont progressé de 5%.

Le groupe bâlois a vu le chiffre d'affaires de sa division de diagnostics progresser de 2%, grâce à la vigueur de la demande de tests cliniques.

"Les deux divisions Pharma et Diagnostics ont enregistré une solide croissance au premier trimestre. Je suis particulièrement satisfait de l'accueil qui a été réservé à Perjeta et Kadcyla, nos deux médicaments lancés récemment pour le traitement du cancer du sein HER2-positif", a déclaré le directeur général Severin Schwan, cité dans un communiqué.

Les ventes de Perjeta, un "successeur" de l'Herceptin, longtemps l'une des principales ventes de Roche, ont plus que triplé à 178 millions de francs, et celle du Kadcyla ont atteint 102 millions.

Roche, qui ne précise pas mardi l'évolution de ses bénéfices, est le premier grand acteur du secteur pharmaceutique à publier ses ventes trimestrielles.

Pour l'ensemble de 2014, le groupe confirme s'attendre à une croissance du chiffre d'affaires consolidé se situant "dans la partie basse à moyenne de la plage à un chiffre" à taux de change constants. Son bénéfice par action devrait progresser plus rapidement que les ventes, ajoute-t-il, précisant vouloir encore augmenter son dividende. (Caroline Copley; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)