LEAD 1-Bourse-Le Luxe dopé par l'accélération de Louis Vuitton

jeudi 10 avril 2014 09h59
 

* Croissance organique de 9% pour le pôle mode et maroquinerie

* LVMH gagne 4,2% et Kering 4,3%, plus fortes hausses du CAC 40 (Actualisé avec commentaires et précisions)

PARIS, 10 avril (Reuters) - LVMH dope le secteur du luxe en Bourse jeudi matin, après l'annonce d'une forte accélération de la mode-maroquinerie, division phare du géant mondial du luxe, au premier trimestre.

A 9h55, le titre grimpe de 9,4% à 141,75 euros, après avoir touché un plus haut de quatre mois et demi à 142,30 euros, et Kering s'octroie 3,5% à 155,50 euros. Les deux valeurs signent ainsi les plus fortes progressions du CAC 40 (+0,41%). Prada gagne 2,95% à Hong Kong et Swatch 1,55% à Zurich.

"L'excellent début d'année de la division Mode & Maroquinerie de LVMH, portée par Louis Vuitton, et la bonne performance de DFS (réseaux de boutiques détaxées, NDLR) en Asie (dynamisme du tourisme) devraient profiter à la plupart des valeurs du secteur", estime dans une note Aurel BGC.

LVMH a annoncé mercredi une hausse de 4% de ses ventes à 7,21 milliards d'euros au premier trimestre, un chiffre proche des 7,17 milliards du consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Hors variations de change, la croissance organique ressort à 6%, alors que les analystes s'attendaient en moyenne à 7%.

Surtout, les ventes du pôle mode et maroquinerie, qui loge Louis Vuitton, principal centre de profit du groupe, ont nettement accéléré avec une croissance organique de 9%, dépassant largement les prévisions des analystes (5% à 6%).

A l'inverse, le groupe a souffert d'une chute de ses ventes de cognac en Chine. Les vins et spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon, Hennessy), deuxième division la plus rentable de LVMH, ont vu leur ventes décrocher de 3%.

"Le premier trimestre (est) un petit peu en dessous des attentes, mais c'est bien meilleur là où cela compte réellement", observe dans une note UBS, qui conseille d'acheter le titre avec un objectif de cours de 155 euros.

Plusieurs analystes saluent ainsi l'accélération de Louis Vuitton, qui devrait avoir profité, selon certains d'entre eux, de hausses de prix passées en Europe et aux Etats-Unis, d'achats anticipés au Japon avant le relèvement de la TVA décidé par le Tokyo et d'une base de comparaison très favorable (sa croissance avait été limitée à 3% il y a un an). (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Pascale Denis)