Sequana va restructurer sa dette et ses activités

jeudi 10 avril 2014 09h02
 

PARIS, 10 avril (Reuters) - Le groupe spécialisé dans le papier et l'emballage Sequana a annoncé jeudi un projet de restructuration de sa dette, accompagné d'une augmentation de capital, et de sa filiale Arjowiggins, présente dans les papiers techniques et de création.

Sequana, qui accuse une perte nette de 301 millions d'euros au titre de 2013 avec la dégradation du marché des papiers d'impression et d'écriture, a précisé dans un communiqué qu'il lancerait une augmentation de capital de 64 millions d'euros, avec maintien du droit préférentiel de souscription, garantie par trois de ses principaux actionnaires (Bpifrance, Exor SA et le groupe Allianz ).

Il a en outre signé un accord de principe avec les banques sur la restructuration globale de sa dette, qui atteignait 537 millions d'euros à fin 2013, stable par rapport à fin 2012.

"Compte tenu de l'accentuation de la dégradation du marché papiers d'impression et d'écriture en 2013, marché principal en volumes d'Arjowiggins, et de l'évolution attendue de ce marché à moyen terme, Sequana a décidé d'accélérer la mise en oeuvre du plan de transformation d'Arjowiggins pour le centrer sur les marchés de spécialité où il est leader", a indiqué le groupe.

"Un projet de restructuration en profondeur des divisions Graphique et Papiers de création fait l'objet de procédures de consultations et d'informations auprès des instances représentatives du personnel concernées", a-t-il ajouté.

Sequana a précisé que son projet impliquerait notamment de céder ses usines françaises de Wizernes (Pas-de-Calais) et de Charavines (Isère) ou de les fermer en l'absence de repreneurs, sans donner d'indications sur le nombre d'emplois concernés.

Le groupe a également indiqué qu'il n'envisageait pas de dividende au titre de l'exercice 2013.

La cotation de l'action Sequana a été retardée à l'ouverture de la Bourse de Paris jeudi. Le titre a clôturé la veille sur un cours de 7,21 euros, affichant une hausse de 26% depuis le début de l'année, après une chute de 30,8% en 2013, pour une capitalisation proche de 180 millions.

Le communiqué:

link.reuters.com/vyj48v (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)