La Redoute - La CGC a signé l'accord, incertitudes sur la CFDT

jeudi 20 mars 2014 21h54
 

LILLE, 20 mars (Reuters) - La CFDT, principal syndicat de la Redoute, n'avait pas toujours pas pris jeudi soir de décision sur l'éventuelle signature de l'accord sur le plan social présenté la direction de l'ex-filiale de Kering.

Seule la CFE-CGC, minoritaire, a paraphé le protocole d'accord sur les modalités du plan rejeté par le CGT.

La direction de La Redoute a affirmé que les négociations étaient terminées et que la signature de cet accord était indispensable d'ici vendredi matin, sans quoi le plan de reprise serait retiré.

Kering a cédé La Redoute en décembre pour un euro symbolique à deux dirigeants de la société de vente par correspondance, Nathalie Balla et Eric Courteille.

Le front syndical s'est divisé dans la journée de jeudi, la CFE-CGC a accepté de signer le texte, son représentant Alain Dieudonné ayant jugé "socialement et économiquement responsable de signer cet accord".

La CFDT et SUD ont semblé proches de la signature dans l'après-midi après avoir demandé à la direction de légères modifications dans l'accord.

Au cours d'une réunion des représentants de la CFDT à Tourcoing, une majorité s'est ensuite détachée contre la signature.

La nouvelle direction a annoncé la suppression de 1.178 postes, avec des départs étalées sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Kering s'est de son côté engagé à financer le projet des repreneurs et les mesures sociales à hauteur de 520 millions d'euros.

La direction de La Redoute propose une indemnité minimale de départ volontaire de 20.000 euros, à laquelle s'ajoute 750 à 1.200 euros selon les cas par année d'ancienneté, plus un mois de salaire pour les 50-54 ans et deux mois pour les 55 ans et plus.

Les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros et 1.500 euros par année d'ancienneté. (Pierre Savary, édité par Cyril Altmeyer)