Finmeccanica renoue avec les profits après deux ans de pertes

jeudi 20 mars 2014 01h07
 

MILAN, 20 mars (Reuters) - Le groupe italien de défense et de transports Finmeccanica a publié mercredi un bénéfice net de 74 millions d'euros en 2013 après deux années de pertes en raison de lourdes provisions pour dépréciations, tout en prévoyant un chiffre d'affaires en légère baisse mais un bénéfice courant en hausse.

Le groupe public a annoncé dans un communiqué que sa division aéronautique et de défense avait contribué à une hausse de 11% de ses nouvelles commandes, alors que les pertes de son activité de matériel roulant AnsaldoBreda avaient encore pesé.

La baisse des budgets de défense en Europe et aux Etats-Unis a pesé sur le chiffre d'affaires, qui a diminué de 2,8% à environ 16 milliards d'euros l'an dernier, tandis que les pertes d'AnsaldoBreda ont contribué au recul de 5,7% du résultat d'exploitaion (Ebita) à 949 millions d'euros, précise le groupe.

"Une nouvelle phase de relance commence et le groupe pourra se focaliser davantage sur son coeur de métier", affirme-t-il.

Finmeccanica vient de relancer le projet de cession de ses deux filiales ferroviaires Ansaldo STS et AnsaldoBreda après avoir finalement résolu un différend avec les chemins de fer néerlandais. (voir )

Le groupe a annoncé que les budgets de défense sur ses principaux marchés aux Etats-Unis et en Europe seront stables en termes réels dans les années à venir, tandis que la demande continue à se renforcer dans les pays émergents.

Pour 2014, Finmeccanica table sur un Ebita en hausse à 930-980 millions d'euros contre un Ebita ajusté de 878 millions en 2013 pour prendre en compte un changement comptable.

Après ajustement pour la même raison comptable, le chiffre d'affaires du groupe devrait baisser cette année à 13-13,5 milliards d'euros, contre 13,7 milliards l'an dernier.

Son cash flow opérationnel cette année devrait être à l'équilibre ou négatif de 100 millions d'euros, contre un chiffre ajusté négatif de 220 millions d'euros en 2013.

Ces chiffres ne prennent pas en compte les charges éventuelles liées à une enquête pour soupçons de corruption dans le cadre d'une vente d'hélicoptères à l'Inde. (Danilo Masoni, Juliette Rouillon pour le service français)