Rafale-Au moins 4 autres contrats possibles en dehors de l'Inde

jeudi 13 mars 2014 10h46
 

SAINT-CLOUD, Hauts de Seine, 13 mars (Reuters) - Dassault Aviation est en lice pour au moins quatre contrats à l'export pour le Rafale, en plus de celui espéré en Inde où l'avionneur a conclu avec son partenaire local HAL un accord sur le partage des tâches, a déclaré jeudi son PDG Eric Trappier.

Outre l'Inde, l'avionneur français, qui n'a jamais exporté le Rafale, compte sur un contrat potentiel d'une soixantaine d'avions au Canada, répond aux demandes d'informations de la Malaisie pour 18 avions et estime avoir ses chances au Qatar sur la base des liens historiques du pays avec la France et Dassault Aviation, a-t-il dit à des journalistes.

Eric Trappier a précisé continuer à travailler avec les Emirats arabes unis, avec lesquels les discussions avaient connu un accroc majeur fin 2010, laissant une occasion de revenir dans la course à l'Eurofighter (coentreprise entre BAE Systems , Airbus Group et Finmeccanica ).

"On a eu beaucoup d'espoir à un moment donné, d'autres ont eu beaucoup d'espoirs après. Je n'ai plus d'espoir ni rien, je travaille", a-t-il déclaré, faisant référence à une éventuelle commande.

Lors de la conférence de presse de présentation des résultats annuels, Eric Trappier a également annoncé que le groupe présenterait un nouvel avion, le M-1000, au salon de l'aviation d'affaires Ebace de Genève en mai.

Dassault Aviation est satisfait de son pacte d'actionnaires avec l'Etat dans l'équipementier Thales et n'a pas de volonté d'en changer, a également déclaré Eric Trappier.

L'avionneur est le premier actionnaire industriel de Thales, avec 26%. L'Etat, qui détient 27% du groupe, a réduit sa participation dans un autre équipementier, Safran, en deux phases en 2013, mais devrait engager des discussions avec Dassault Aviation s'il voulait se désengagement partiellement de Thales.

Concernant la participation de 35% de Thales dans le constructeur naval militaire DCNS, Eric Trappier a dit que la balle était dans le camp de l'Etat concernant une éventuelle évolution de l'actionnariat, sans exprimer une préférence quant au niveau auquel il souhaiterait voir cette part, actuellement minoritaire.

L'Etat détient 64% de DCNS et ses salariés 1%. (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)