GKN accroît ses bénéfices mais avertit sur les changes

mardi 25 février 2014 10h22
 

LONDRES, 25 février (Reuters) - Le groupe d'ingénierie britannique GKN a publié mardi des résultats 2013 en hausse et meilleurs que prévu mais a averti sur l'impact des variations de taux de change cette année, une prudence qui fait reculer son cours de Bourse.

Le groupe, qui fournit des pièces à l'industrie automobile et aux avionneurs comme Airbus et Boeing, a réalisé l'an dernier un bénéfice imposable hors exceptionnels de 578 millions de livres (701 millions d'euros), en hausse de 17% et supérieur au consensus de 565 millions établi par ses soins.

Le bénéfice a été tiré par la division automobile Driveline, grâce à une hausse de la demande en Chine et en Amérique du Nord.

Dans l'aérospatiale, les résultats ont bénéficié de l'acquisition de l'activité aérospatiale de Volvo en 2012 en dépit d'une baisse des commandes militaires des Etats sur fond de restrictions budgétaires.

La faiblesse des marchés de la construction et de l'agriculture a également pesé sur la division Land Systems, dont le résultat opérationnel a reculé de 15%.

"Les conditions d'activité sont restées difficiles sur certains de nos marchés finaux mais nous sommes néanmoins restés en croissance. Nous nous attendons à ce que ces progrès continuent en 2014", déclare le directeur général, Nigel Stein, dans le communiqué de résultats.

GKN, qui a par ailleurs rehaussé son dividende de 10% à 7,9 pence par action, avertit toutefois sur l'effet de change qui pourrait constituer un vent de face cette année.

A la Bourse de Londres, le titre perd 3,47% à 400,5 pence vers 9h10 GMT, dans des volumes inférieurs à la normale, accusant la plus forte baisse de l'indice FTSE-100 qui recule de 0,5% après sept séances consécutives de hausse.

"L'avertissement sur l'impact possible des taux de change pèse sur le titre", commente Joe Neighbour, analyste trading chez Central Markets.

Le titre reste sur une hausse de 60% en un an et son cours de clôture de 414,9 pence lundi valorise l'entreprise à quelque 6,8 milliards de livres. (Sarah Young, avec la contribution de Sudip Kargupta, Véronique Tison pour le service français)