25 février 2014 / 07:44 / il y a 3 ans

LEAD 3-Vivendi muet sur 2014 et le dividende, le titre recule

* C.A. stable en 2013 à E22,1 mds grâce aux activités médias

* Ebita en recul de plus de 20%, pénalisé par SFR

* Dépréciation de E2,4 mds sur la filiale télécoms

* Le montant du dividende sera décidé fin mars-début avril-DirFin

* Le titre signe la plus forte baisse du CAC 40 en fin de matinée (Actualisé avec nouveaux commentaires)

par Gwénaëlle Barzic et Lionel Laurent

PARIS, 25 février (Reuters) - Vivendi est sanctionné mardi par le marché, les investisseurs se montrant frustrés par l'absence inhabituelle de prévision pour 2014 et par le renvoi à une date ultérieure de l'annonce du dividende.

Le conglomérat, qui a publié des résultats 2013 pénalisés comme attendu par les difficultés de sa filiale SFR pour laquelle il a passé une dépréciation de plus de deux milliards d'euros, est aussi demeuré flou sur la stratégie gouvernant la restructuration en cours de ses activités.

Vivendi prépare sa sortie du secteur des télécoms avec une introduction en Bourse de SFR théoriquement prévue pour le début de l'été, mais le groupe a confirmé lundi avoir été approché par Altice en vue d'un rachat du deuxième opérateur de téléphonie mobile en France.

"La création de valeur pour les actionnaires est notre priorité", déclare le président du directoire Jean-François Dubos dans le communiqué de résultats, qui ne donne pas de prévision pour 2014 et ne fait pas mention du dividende.

"Avec SFR, il (Vivendi) a la volonté de participer à la recomposition du secteur des télécommunications en France en explorant activement toutes les opportunités".

A 13h12, l'action cède 3,34% à 20,54 euros, signant ainsi la plus forte baisse de l'indice CAC 40 (-0,45%).

Au-delà des résultats, le marché attendait des clarifications sur l'utilisation que le groupe compte faire des quelque 10,4 milliards qu'il devrait empocher après les cessions de ses parts dans Activision Blizzard et Maroc Telecom, explique François Chaulet, de Montségur Finance.

"On ne sait absolument pas", estime-t-il. "Pour l'instant c'est comme si on donnait un chèque en blanc au management."

Jérôme Bodin, analyste à Natixis, estime de son côté que des clarifications devraient vraisemblablement être apportées prochainement, le temps que Vivendi scelle le sort de SFR.

"Il est probable que Vivendi attende la cession/scission de SFR pour communiquer sur des perspectives chiffrées et le dividende, ce qui semble imminent", explique-t-il.

"Le groupe devrait ensuite communiquer en détails sur ses perspectives court et moyen terme et sur sa politique d'utilisation du cash, très dépendante du scénario finalement retenu pour SFR".

Le nouveau directeur financier de Vivendi Hervé Philippe a précisé qu'une décision sur le dividende interviendrait vers fin mars, début avril.

DÉPRÉCIATION DE E2,4 MILLIARDS SUR SFR

Le groupe attend notamment de boucler la cession de ses parts dans Maroc Telecom qui devrait intervenir dans les semaines à venir, a-t-il ajouté.

En 2013, le conglomérat, présent dans les télécoms, la télévision et la musique, a réalisé un chiffre d'affaires de 22,1 milliards, stable à changes constants grâce à la bonne tenue de ses activités médias.

Son résultat opérationnel ajusté (Ebita) a en revanche reculé de 20,6% pour s'établir à 2,43 milliards, toujours pénalisé par SFR, son principal pourvoyeur de liquidités, dont le chiffre d'affaires a reculé de 9,6% l'an dernier.

Le marché tablait en moyenne sur un chiffre d'affaires de 22,3 milliards d'euros et un résultat d'exploitation de 2,37 milliards, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Dans son communiqué, Vivendi précise avoir enregistré une dépréciation d'écart d'acquisition sur SFR d'un montant de 2,43 milliards, conséquence des baisses de tarifs provoquées par la guerre des prix sur le marché français du mobile.

L'opérateur a bénéficié d'une bonne fin d'année, signant ses meilleures ventes nettes depuis deux ans sur le segment des abonnés mobiles.

Les réductions de coûts mises en oeuvre par l'opérateur dans le cadre de son plan de transformation ne devraient toutefois pas être suffisantes cette année pour compenser l'impact de la baisse des prix.

Dans les médias, Canal+ a vu ses revenus progresser de 5,9%, porté par le dynamisme de ses activités à l'international et par ses nouvelles chaînes gratuites en France.

Universal, la maison de disque de Lady Gaga et Stromae, a quant à elle bénéficié de l'essor des ventes numériques notamment via le streaming, qui permet d'écouter des morceaux sans les télécharger, mais a été affectée par les turbulences au Japon, le deuxième plus important marché de la musique.

Le groupe n'organise pas de conférence de presse pour présenter ses résultats contrairement aux exercices précédents.

* Le communiqué :

link.reuters.com/taj27v

* La présentation :

link.reuters.com/tuj27v (Edité par Jean-Michel Bélot)

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