LEAD 1-Bourse-Valeo au niveau de l'été 1998 après les résultats

vendredi 21 février 2014 10h04
 

* Marge opérationnelle de 6,6% en 2013, contre 6,2% en 2012

* L'action grimpe de 10%, plus forte hausse du SBF 120

PARIS, 21 février (Reuters) - L'action Valeo retrouve vendredi matin son niveau de juillet 1998 à la Bourse de Paris, où l'équipementier automobile occupe la tête, et de loin, de l'indice SBF 120 dans des volumes déjà étoffés au lendemain des résultats annuels en nette progression.

A 9h55, le titre bondit de 10,2% à 99,90 euros dans des volumes représentant 72% de ceux réalisés en moyenne au cours d'une séance complète au cours des trois derniers mois sur Euronext. L'indice SBF 120 prend 0,17% au même instant dans des volumes équivalant à 12,7% de leur moyenne quotidienne habituelle.

"Valeo est le meilleur (élève) de la classe", juge un trader en relevant l'accélération de la performance de l'équipementier automobile de trimestre en trimestre et l'amélioration des marges.

Valeo a publié jeudi une hausse de 10% à 795 millions d'euros, atteignant 6,6% du chiffre d'affaires, contre 6,2% un an auparavant. Ses ventes ont, elles, progressé de 9% à taux de changes constants, portées par la reprise du marché automobile européen et une demande soutenue pour les technologies visant à limiter la consommation d'énergie.

Le groupe visait une légère augmentation de son taux de marge opérationnelle en 2013.

"Valeo a publié des résultats 2013 meilleurs qu'attendu, dépassant sa propre prévision annuelle", observe de son côté Société générale, qui conseille d'acheter le titre avec un objectif de cours de 106 euros.

"Le message constitue une indication claire du potentiel d'amélioration de la marge pour les deux à trois prochaines années et confirme notre avis favorable", ajoute le broker, soulignant la résistance du groupe à un environnement difficile en Europe.

Les investisseurs saluent d'ailleurs également les perspectives du groupe.

Pour 2014, Valeo se fixe pour objectif de dégager une croissance supérieure à celle du marché dans ses principales régions de production et un taux de marge "légèrement supérieur" à celui de 2013. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)