Londres pourrait céder une part de Lloyds en mars ou avril-sces

lundi 17 février 2014 18h32
 

LONDRES, 17 février (Reuters) - L'Etat britannique pourrait lancer en mars ou en avril la vente d'une partie du capital de Lloyds Banking Group, une opération destinée avant tout aux investisseurs institutionnels mais qui pourrait être ouverte marginalement aux particuliers, a-t-on appris de sources bancaires et politiques.

L'Etat possède encore près d'un tiers du capital du groupe bancaire, au capital duquel il était entré pendant la crise financière en lui apportant 20,5 milliards de livres (25 milliards d'euros) de capitaux frais.

Il a déjà vendu 6% du capital en septembre dernier mais le gouvernement de David Cameron veut achever la privatisation avant les élections de 2015. Le ministre des Finances George Osborne a déclaré souhaiter que les investisseurs individuels puissent participer à l'opération "en temps opportun".

Le Trésor et UK Financial Investments (UKFI), l'agence des participations de l'Etat, débattent actuellement de l'opportunité d'ouvrir la prochaine cession partielle aux particuliers mais certains responsables estiment qu'il vaudrait mieux attendre pour cela une clarification de la situation de Lloyds en terme de distribution de dividendes.

Le groupe n'a pas payé de dividende depuis 2008 et il a expliqué la semaine dernière qu'il discuterait au second semestre avec ses autorités de tutelle d'une éventuelle reprise.

Des sources bancaires et politiques ont déclaré que l'hypothèse la plus probable était celle d'une vente partielle à des investisseurs institutionnels, comme des fonds de pension ou des assureurs, suivie par une offre plus importante fin 2014 ou début 2015.

Le Trésor et UKFI n'ont pas encore pris de décision et poursuivent l'étude des différentes options s'offrant à eux.

L'une des sources a déclaré à Reuters que le gouvernement pourrait choisir de céder un quart de la participation résiduelle de l'Etat à des institutionnels, ce qui pourrait rapporter 4,5 milliards de livres (5,5 milliards d'euros), contre 3,2 milliards pour la tranche cédée en septembre.

Lloyds, UKFI et le Trésor ont refusé de commenter ces informations. (Matt Scuffham, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)