January 14, 2014 / 12:47 PM / 4 years ago

LEAD 2-JPMorgan a bien maîtrisé coûts et provisions au T4

5 MINUTES DE LECTURE

* BPA ajusté 1,40 dollar au T4 (consensus: 1,35 dollar)

* Chute des provisions pour créances

* Contraction des actifs

* L'action en hausse en avant-Bourse (Actualisé avec des précisions)

par Tanya Agrawal et David Henry

NEW YORK, 14 janvier (Reuters) - JPMorgan Chase a publié mardi un bénéfice trimestriel ajusté meilleur que prévu, la première banque américaine ayant maîtrisé ses coûts et constitué moins de provisions pour créances douteuses et irrécouvrables.

Le bénéfice net du quatrième trimestre est certes ressorti en baisse de 7,3% à 5,28 milliards de dollars (3,86 milliards d'euros), donnant un bénéfice par action de 1,30 dollar.

Mais ajusté des éléments exceptionnels, le BPA ressort à 1,40 dollar, dépassant le consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui était de 1,35 dollar.

Les éléments exceptionnels mis en lumière par la banque ont retranché 10 cents au bénéfice trimestriel, alors que le trimestre comparable de 2012 avait vu le résultat bénéficier d'un rajout exceptionnel de deux cents.

Ce solde exceptionnel prend en compte en particulier une plus-value de 21 cents tirée de la vente d'actions Visa et de 8 cents tirée de la vente du One Chase Manhattan Plaza et d'une charge de 27 cents liée à des frais juridiques tenant, entre autres, au règlement du contentieux Madoff.

La banque a accepté la semaine dernière de débourser 2,6 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) pour régler des contentieux avec l'Etat et avec le secteur privé tenant à sa gestion des comptes de Bernard Madoff. (voir )

L'établissement a convenu de payer une vingtaine de milliards de dollars l'an passé pour régler divers contentieux devant les tribunaux et estimait que le seul dossier Madoff retrancherait 850 millions de dollars au résultat du quatrième trimestre

"Il y allait de l'intérêt de la société et de nos actionnaires de reconnaître notre responsabilité, de résoudre ces questions et d'aller de l'avant", a déclaré dans un communiqué le PDG Jamie Dimon.

L'action, qui se traite ce mois-ci à ses niveaux les meilleurs depuis 2000, gagnait 0,5% à 58 dollars en avant-Bourse à Wall Street. Elle a gagné 33% en 2013, à peu près la hausse (35%) de l'indice KBW des bancaires et un peu plus que la hausse de 29% de l'indice Standard & Poor's 500.

La banque avait annonce en octobre sa première perte trimestrielle depuis 2004, mise à genoux par 7,2 milliards de dollars de charges liées à des contentieux.

Ces contentieux tenaient, entre autres choses, à des transactions douteuses d'instruments hypothécaires avant la crise financière, au scandale dit de "la baleine de Londres" lié à des transactions de dérivés, et au fait que la banque ait négligé de faire état de soupçons de malversations de la part de son client Bernard Madoff.

Contraction Des Actifs

Les investisseurs voulaient surtout que la banque leur assure que le pire était passée pour elle sur le versant juridique.

Elle a pu toutefois annoncer mardi que ses provisions pour créances douteuses et irrécouvrables avaient chuté de 84% à 104 millions de dollars durant le trimestre, tandis que les dépenses non financières ont diminué de 3% à 15,55 milliards de dollars.

Les actifs avaient fléchi à 2.420 milliards de dollars au 31 décembre contre 2.460 milliards trois mois auparavant et 2.360 milliards fin décembre 2012. JPMorgan demeure toutefois la première banque américaine par les actifs.

Le revenu tiré du placement d'actions a bondi de 65% à 436 millions de dollars mais les commissions de l'activité banque d'investissement ont subi le contrecoup d'une réduction des placements obligataires, dont le revenu a fléchi de 19%, et des commissions de conseil, en recul de 7%. Globalement les commissions de banque d'investissement se sont tassées de 3%.

La part de marché de la banque dans le placement d'actions a augmenté à 8,3% en 2013, ce qui lui a permis de passer de la quatrième à la deuxième place, derrière le leader Goldman Sachs qui détient 11,4% du marché.

La banque, comme le reste du secteur bancaire, a subi les effets d'une hausse des taux d'intérêt dans le secteur immobilier et son segment crédit immobilier a subi une perte avant impôt de 274 millions de dollars contre un bénéfice de 789 millions un an auparavant.

Les marges dans ce segment se sont rétrécies, la banque n'ayant pu réduire ses dépenses en proportion de la contraction des volumes de prêts. JPMorgan pense que le premier trimestre sera à nouveau déficitaire sur l'immobilier. (Avec Lauren Tara LaCapra, avec Tanya Agrawal; Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

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