LEAD 1-BAE ne compte pas sur un contrat Eurofighter aux Emirats

jeudi 19 décembre 2013 21h22
 

par Brenda Goh

LONDRES, 19 décembre (Reuters) - Les Emirats Arabes Unis (EAU) ont décidé de ne pas poursuivre les négociations avec BAE Systems concernant l'acquisition de chasseurs Eurofighter Typhoon, tandis qu'un accord définitif se fait toujours attendre avec l'Arabie saoudite, a annoncé jeudi le constructeur aéronautique britannique.

Les exportations vers le Moyen-Orient et les pays émergents sont devenues un enjeu de taille pour les constructeurs d'avions de chasse comme BAE confrontés à la baisse des dépenses militaires aux Etats-Unis et en Europe.

Un montant allant jusqu'à six milliards de livres (7,2 milliards d'euros) avait été évoqué pour le contrat de l'Eurofighter aux Emirats, mais BAE, dans un point sur son activité, a fait savoir jeudi que le risque était grand que les négociations n'aboutissent pas et qu'il avait donc décidé de ne pas en tenir compte dans ses projections financières.

Les tractations se poursuivent par ailleurs avec l'Arabie saoudite pour finaliser le contrat dit Salaam, annoncé en 2007 et qui portait sur l'acquisition de 72 appareils pour 4,43 milliards de livres de l'époque. Les retards dans l'officialisation de ce contrat ont contraint BAE à réduire plusieurs fois ses prévisions de résultats annuels.

"D'importants progrès ont été accomplis mais un accord définitif n'est pas encore intervenu. Un accord vers le nouvel an serait reflété dans les résultats de 2013", a indiqué le groupe britannique dans son communiqué.

En octobre, BAE avait averti que son bénéfice par action 2013 pourrait être amputé de 6 ou 7 pence si l'accord n'était pas signé.

"Ces deux nouvelles sont assurément négatives pour BAE car certains investisseurs attendaient un contrat des Emirats, surtout après la visite du Premier ministre David Cameron au Salon de Dubaï", relève Rob Stallard, analyste chez Capital Markets.

"Mais Salaam pourrait être encore plus inquiétant dans la mesure où ces délais interminables peuvent laisser le sentiment que les négociations font du surplace."   Suite...