SKF s'attend à une stagnation de la demande au T4

mardi 15 octobre 2013 13h43
 

STOCKHOLM, 15 octobre (Reuters) - SKF, le premier producteur mondial de roulements à billes, a déclaré mardi s'attendre à une stabilité de la demande au quatrième trimestre par rapport au troisième, notant que la reprise peinait à se confirmer dans de nombreux secteurs industriels en dépit d'une embellie dans l'automobile.

SKF, dont les produits entrent dans la fabrication de produits aussi variés que des machines à laver et des avions de ligne, a enregistré au troisième trimestre la première croissance de ses ventes en volumes depuis deux ans et souligne que la demande dans l'automobile s'améliore, notamment dans les camions, un segment dopé par l'entrée en vigueur prochaine de nouvelles normes sur les émissions polluantes

"Cependant, nous constatons un manque d'élan dans un certain nombre d'autres marchés industriels : pas de dégradation mais pas non plus d'amélioration", précise le groupe dans un communiqué.

"Pour le quatrième trimestre, nous prévoyons de maintenir nos ventes et notre production globalement au même niveau."

Les résultats ont également été inférieurs aux attentes et l'action de SKF, qui inaugure la saison des résultats en Suède et sert de référence dans l'industrie, recule de 3,4% vers 11h20 GMT alors que son indice sectoriel gagne 0,25%.

Le groupe a publié un bénéfice opérationnel de 1,92 milliard de couronnes suédoises (219 millions d'euros), en hausse par rapport aux 1,91 milliard de couronnes un an auparavant et juste en-dessous du consensus de 1,99 milliard établi par Reuters.

SKF s'attend à une demande stable au quatrième trimestre sur tous ses marchés et dans toutes les régions à l'exception de l'Asie où la demande est attendue en légère hausse.

Le groupe, qui a dévoilé en début d'année un plan de suppression de 2.500 emplois pour améliorer sa rentabilité dans un contexte de demande faible, réalise environ le tiers de son chiffre d'affaires sur les marchés émergents. (voir ) (Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)