Mercedes-Benz dévoile ses projets d'expansion en Chine

mardi 27 août 2013 09h38
 

PEKIN, 27 août (Reuters) - Mercedes-Benz (groupe Daimler ) va lancer une vingtaine de nouveaux modèles en Chine sur les deux prochaines années dans le cadre de ses efforts pour relancer ses ventes sur le premier marché automobile mondial.

Dévoilant mardi sa stratégie, Hubertus Troska, le nouveau patron de Daimler pour la Chine, a annoncé que le groupe industriel allemand débourserait deux milliards d'euros en deux ans avec pour objectif d'augmenter les ventes de Mercedes-Benz d'un tiers d'ici 2015, pour les porter à plus de 300.000 véhicules.

Le plan, qui fait partie du projet de Mercedes baptisé "initiative 2020", prévoit d'augmenter les capacités de production sur place et de renforcer le réseau commercial de la marque allemande.

"Il y a encore beaucoup de potentiel", a déclaré Hubertus Troska lors d'une conférence de presse à Pékin. "Nous croyons à une hausse significative de ce marché sur les prochaines années. On le constate déjà cette année et nous sommes convaincus que cela continuera dans les prochaines années."

Si l'objectif est atteint, la Chine deviendra le premier marché de Mercedes-Benz. L'an dernier, le constructeur allemand a vendu plus de 200.000 voitures en Chine, actuellement son troisième marché derrière l'Allemagne et les Etats-Unis.

Dès vendredi Mercedes dévoilera sa nouvelle berline Classe-E au salon automobile de Chengdu. La nouvelle Classe-S sera ensuite lancée en Chine dans le courant du troisième trimestre, suivie l'an prochain du GLA, le SUV dérivé de la Classe-A.

Mercedes a subi de plein fouet l'an dernier le ralentissement de la croissance en Chine. Ses ventes n'y ont progressé que de 4% à 206.150 voitures, alors que ses deux principaux concurrents, Audi (groupe Volkswagen ) et BMW, ont accru leurs ventes de respectivement 32% et 41%, à 407.738 unités pour le premier et 313.638 pour le second selon les données de la firme d'études LMC Automotive.

Le marché chinois des voitures de luxe est estimé à 2,7 millions de véhicules à l'horizon de 2020, ce qui lui permettrait de détrôner les Etats-Unis au premier rang mondial.

Mais avec le ralentissement de la croissance, "même les clients aisés voudront des voitures plus abordables, et pour cela il est préférable qu'elles soient produites en Chine plutôt qu'être importées", observe Jeff Chung, analyste qui suit le marché automobile chinois pour le broker japonais Daiwa Securities.

Audi, numéro un du marché "premium" en Chine, l'a bien compris. La filiale haut de gamme de Volkswagen assemble sur place plus de neuf voitures sur 10 qu'elle vend en Chine. (Norihiko Shirouzu, avec Samuel Shen à Shanghai Véronique Tison pour le service français)