USA-Bénéfice trimestriel de $5,0 mds pour Freddie Mac

mercredi 7 août 2013 16h07
 

WASHINGTON, 7 août (Reuters) - Freddie Mac, le géant américain du refinancement des prêts immobiliers contrôlé par l'Etat fédéral, a annoncé mercredi un bénéfice de 5,0 milliards de dollars (3,76 milliards d'euros), le deuxième plus important de son histoire.

Freddie Mac, sous tutelle du gouvernement depuis son sauvetage en 2008 pendant la crise financière, a fait savoir qu'il verserait au Trésor un dividende de 4,4 milliards de dollars.

Au titre du remboursement de l'aide reçue pendant la crise, Freddie Mac est tenu de reverser au Trésor tout bénéfice supérieur à trois milliards de dollars.

Au total, Freddie Mac et l'autre organisme semi-public de refinancement, Fannie Mae, avaient perçu pour 187,5 milliards de dollars d'aides publiques lorsqu'ils étaient au bord de la faillite pendant la crise des "subprimes".

Les deux organismes ont remboursé à ce jour près de 132 milliards sous formes de dividendes.

Leur retour au bénéfice témoigne du redressement du marché immobilier américain, marqué par des prix en hausse et une baisse des défauts de paiement des particuliers sur leurs crédits hypothécaires.

En présentant ses résultats, Freddie Mac a dit s'attendre à ce que les fondamentaux du marché restent favorables au deuxième semestre, tout en estimant que le rythme de hausse des prix immobiliers pourrait ralentir par rapport aux six premiers mois de l'année.

Le Congrès débat actuellement des moyens de restructurer les grandes agences de refinancement des prêts immobiliers. Le président Barack Obama a dit mardi vouloir un moindre rôle de l'Etat fédéral dans le système de financement du marché immobilier, mais il faudra probablement des années de tractations avant qu'une réforme ne voie le jour.

Le redressement de Freddie Mac et Fannie Mae alimente les spéculations sur un remboursement total de leur dette au contribuable, qui leur permettrait de se libérer de la tutelle gouvernementale et de retrouver leur indépendance. Cette perspective explique le retour en grâce de leurs actions préférentielles auprès des investisseurs. (Margaret Chadbourn, Véronique Tison pour le service français)