Continental ajuste sa prévision de ventes annuelles

jeudi 1 août 2013 15h32
 

BERLIN, 1er août (Reuters) - L'équipementier automobile Continental, premier fabricant allemand de pneumatiques, a revu en légère baisse sa prévision de chiffre d'affaires annuel, évoquant une demande plus faible que prévu en Europe pour les pneus de rechange.

Le chiffre d'affaires annuel pourrait augmenter pour se situer autour de 34 millions d'euros, a annoncé le groupe basé à Hanovre, alors qu'au début mai, il disait s'attendre à dépasser ce niveau.

"Il y a moins d'optimisme", a déclaré à Reuters le directeur financier Wolfgang Schäfer, qui a évoqué une perspective plus morose pour les pneus de rechange.

Le marché automobile européen pourrait rebondir légèrement au second semestre, après une baisse de 6% de la production de véhicules au premier semestre, a-t-il ajouté, estimant que le point bas avait maintenant été touché dans la région.

Continental, a-t-il dit, a revu en baisse son estimation de croissance des ventes des pneus de rechange dans les principaux marchés européens, qui représentent plus de 60% de ses ventes de pneus, pour la ramener de de 3% à 1%.

L'action Continental perd 1% à 117,2 euros à Francfort à 13h15 GMT, alors que son indice sectoriel en Europe prend 1%.

Le chiffre d'affaires du troisième trimestre de Continental devrait être stable par rapport à celui de la période avril-juin, au cours de laquelle il a progressé de 4,3% à 8,54 milliards d'euros, a précisé le groupe.

Il a aussi évoqué une érosion de la production automobile en Asie, ainsi que dans les pays de l'Alena (Etats-Unis, Canada et Mexique).

Continental a néanmoins confirmé son objectif de maintenir sa marge opérationnelle au-dessus de 10%, contre 10,8% l'an dernier.

Au deuxième trimestre, le bénéfice d'exploitation (Ebit) a progressé de 1,5% à 980,7 millions d'euros, au-dessus du consensus Reuters de 972 millions.

"La légère révision en baisse de l'objectif de chiffre d'affaires en 2013 surprend un peu", note l'analyste de NordLB Frank Schwope. "Mais cela ne pose pas trop de problèmes dans la mesure où ils maintiennent leur objectif de marge." (Andreas Cremer, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)