30 juillet 2013 / 13:20 / dans 4 ans

LEAD 1-Pfizer et Merck voient leurs ventes baisser au T2

30 juillet (Reuters) - Pfizer et Merck & Co ont annoncé mardi des résultats trimestriels en baisse mais légèrement supérieurs aux attentes, avec dans les deux cas une contraction plus forte que prévu du chiffre d‘affaires due à l‘expiration de brevets et amplifiée par le dollar fort.

Pfizer, le premier groupe pharmaceutique américain, a en outre confirmé ses objectifs financiers pour 2013 en dépit de la baisse des ventes du Lipitor, son médicament vedette contre le cholestérol dont le brevet est tombé dans le domaine public.

Au deuxième trimestre, Pfizer a réalisé un bénéfice ajusté en baisse de 10% à 4,0 milliards de dollars (3,0 milliards d‘euros), soit 56 cents par action, sur un chiffre d‘affaires en repli de 7% à 12,97 milliards.

Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 55 cents et un chiffre d‘affaires de 13,02 milliards de dollars, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Selon Richard Purkiss, analyste chez Atlantic Equities, le groupe a réussi à battre de peu le consensus grâce à une amélioration de ses marges et au contrôle des coûts.

Merck, le numéro deux américain de la pharmacie, a fait état d‘un bénéfice de 906 millions de dollars, soit 30 cents par action, contre 1,79 milliard (58 cents/action) un an plus tôt.

Hors exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 84 cents, dépassant le consensus d‘un cent, comme pour Pfizer.

Le chiffre d‘affaires a reculé de 11% à 11,01 milliards, inférieur au consensus qui était de 11,22 milliards. En faisant abstraction de l‘effet de change, la baisse des ventes a été de 8%.

Merck a pâti de la baisse des ventes de son traitement vedette contre l‘asthme, le Singulair, dont le brevet a expiré l‘an dernier aux Etats-Unis. Les ventes de l‘antidiabétique Januvia ont augmenté de 1% à 1,07 milliards, avec une hausse qui aurait atteint 7% sans le dollar fort.

SCISSION DES GÉNÉRIQUES ?

Pfizer a indiqué de son côté que l‘effet de change avait eu un impact de trois points sur la baisse de 7% de son chiffre d‘affaires. Le groupe a surtout pâti de la baisse des ventes du Lipitor mais aussi de moindres commandes publiques de son vaccin Prevnar.

Le nouveau directeur général de Pfizer Ian Read a modifié la structure du groupe avec la vente des filiales spécialisées dans la nutrition et la santé animale.

Il a annoncé lundi vouloir poursuivre dans cette voie en séparant les activités commerciales du groupe : deux branches seront désormais consacrées aux médicaments de marque et une troisième regroupera les génériques.

Les médicaments génériques représentent 17% du chiffre d‘affaires total du groupe mais dégagent bien moins de marges.

Beaucoup d‘analystes appellent de leurs voeux une scission des génériques afin que le groupe puisse se recentrer sur ses activités les plus rentables, mais ce scénario semble peu probable avant 2016.

Ian Read a ajouté que Pfizer attendait une accélération de ses ventes dans les marchés émergents au second semestre, tirées par la Chine. “D‘un point de vue global, nous sommes en bonne voie pour atteindre nos objectifs annuels”, a-t-il dit.

Pfizer vise sur l‘ensemble de l‘année un bénéfice par action compris entre 2,10 et 2,20 dollars.

En novembre, Pfizer a cédé son activité de nutrition à Nestlé pour 11,85 milliards de dollars, puis en février il a scindé son pôle de santé animale dans une nouvelle société baptisée Zoetis. (Sakthi Prasad à Bengalore, Ben Hirschler à Londres, Constance De Cambiaire et Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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