Siemens-Le conseil de surveillance discute du management-sources

vendredi 26 juillet 2013 15h07
 

MUNICH, 26 juillet (Reuters) - Les membres du conseil de surveillance de Siemens se réuniront ce week-end pour faire le point sur le management, a-t-on appris auprès de deux sources informées vendredi, au lendemain de l'abandon par l'entreprise de son objectif de marge en 2014.

La pression monte sur Peter Löscher, le président du directoire de Siemens qui peine à redresser le géant industriel bavarois.

Les membres du conseil de surveillance représentant le personnel et ceux qui défendent les intérêts des actionnaires se réuniront séparément avant de se retrouver mercredi pour une réunion plénière prévue, elle, de longue date, ont précisé les sources.

"L'avenir de la composition du management" figure à l'ordre du jour des deux réunions d'urgence, selon l'une d'elles.

En réaction à l'information, l'action Siemens s'est retournée à la hausse à la Bourse de Francfort, affichant vers 13h00 GMT un gain de 0,90% à 79,33 euros après un plus bas du jour de 77,78. Elle avait fini en baisse de près de 6% jeudi après l'annonce de l'abandon de l'objectif de marge. (voir

Le conseil de surveillance de Siemens compte 20 membres, la moitié issue des rangs du personnel et l'autre moitié représentant les actionnaires, comme cela est de coutume en Allemagne.

Siemens, qui publiera jeudi ses résultats trimestriels, s'est refusé à tout commentaire.

Peter Löscher s'était engagé l'an dernier à réaliser six milliards d'euros d'économies en deux ans pour mais le groupe n'a pas tenu la cadence et a dû abaisser il y a trois mois ses prévisions de bénéfice pour cette année.

Siemens, dont la production va des turbines à gaz aux trains à grande vitesse en passant par des prothèses auditives, s'attend pour l'exercice en cours à un bénéfice net tiré des opérations poursuivies vers le bas de sa fourchette de prévision de 4,5-5,0 milliards d'euros.

Depuis que Peter Löscher a pris les commandes du groupe en 2007, les effectifs ont baissé de 25.000 à 119.000 salariés, sans tenir compte du personnel de filiales fermées ou cédées comme l'activité services informatiques ou Osram Licht , la filiale d'éclairage récemment introduite en Bourse.

Cité dans le journal Donau-Zeitung de vendredi, Jürgen Kerner, syndicaliste d'IG Metall et membre du conseil de surveillance, affirme que l'entreprise a besoin de "perspectives nouvelles", surtout en Allemagne. (Jens Hack, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)