Credit suisse-Bénéfice du T2 en hausse grâce au trading

jeudi 25 juillet 2013 08h36
 

ZURICH, 25 juillet (Reuters) - Credit suisse a vu son bénéfice augmenter d'un tiers au deuxième trimestre, à un niveau à peu près conforme aux attentes, soutenu par de bonnes performances de ses activités de trading sur les actions et les obligations.

La banque de Zurich a publié un bénéfice net de 1,045 milliard de francs suisses (844 millions d'euros) contre 1,017 milliard attendus par les analystes interrogés par Reuters.

Tout comme ses concurrentes à Wall Street, qui ont bien performé au deuxième trimestre, Credit Suisse a vu son bénéfice avant impôts plus que doubler dans la banque d'investissement par rapport à la même période 2012, lorsque l'activité de trading était très affectée par la crise de la dette en zone euro.

Le bénéfice avant impôts de la division banque privée et gestion de fortune n'a augmenté que de 4% d'un trimestre à l'autre et a baissé de 6% par rapport à l'an dernier.

"A plus long terme, la transition vers des taux plus élevés profitera à notre activité, tant dans la banque privée et la gestion de fortune que dans la banque d'investissement (...)", a déclaré le directeur général Brady Dougan, cité dans un communiqué.

La banque a précisé être sur la bonne voie pour réduire ses dépenses de 4,4 milliards de francs d'ici fin 2015 et a réduit son ratio d'endettement vers l'objectif de 4,5% d'ici fin 2013.

Sa grande rivale UBS a annoncé lundi un bénéfice meilleur qu'attendu au deuxième trimestre en dépit d'une charge de 865 millions de francs suisses notamment après l'accord trouvé avec les autorités américaines dans un dossier de crédits immobiliers toxiques. (voir )

Les deux banques ont réduit leur exposition au risque et augmenté leur capital afin de respecter les nouvelles règles de solvabilité en vigueur depuis la crise financière, mais Credit suisse conserve sa banque d'investissement tandis qu'UBS abandonne ses activités sur les marchés de taux, très consommatrice de capital, supprimant 10.000 emplois au passage. (Katharina Bart, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)