Schneider/Invensys-Les analystes n'excluent pas une surenchère

lundi 15 juillet 2013 11h31
 

PARIS, 15 juillet (Reuters) - Les analystes n'excluaient pas lundi une surenchère pour la reprise d'Invensys, objet d'une OPA amicale de Schneider, la presse britannique dominicale ayant évoqué la possibilité d'une contre-offre de la part de GE.

Selon le Sunday Times, l'américain General Electric prépare une offre de 3,5 milliards de livres sterling (quatre milliards d'euros) sur le britannique Invensys, qui constituerait une première surenchère sur l'offre de Schneider Electric, à 505 pence par action ordinaire, soit 3,3 milliards de livres (3,8 milliards d'euros).

"Si l'information se confirme, elle corroborerait la crainte évoquée vendredi, à savoir une succession de surenchères, néfaste pour les finances de Schneider", commente Aurel BGC dans un mémo.

L'action Invensys a atteint vendredi à la Bourse de Londres un plus haut de dix ans à 513,5 pence, signe que le marché anticipait une telle bataille d'offres au lendemain de l'annonce la proposition de Schneider. Lundi matin, le titre se négocie à 511 pence (+0,6%) tandis qu'à Paris, l'action du groupe français, qui a chuté vendredi pour les mêmes raisons, est stable à 55,73 euros (+0,07%).

L'offre de Schneider représente une prime de 15% sur le dernier cours de clôture d'Invensys. Selon le Sunday Times, une bataille entre les deux groupes industriels pourrait faire monter les prix jusqu'à 550 pence par action, valorisant alors Invensys à 3,6 milliards de livres (4,2 milliards d'euros).

"C'est un actif dont le potentiel d'attractivité n'a pas encore été pleinement mesuré", commente Morgan Stanley dans une note. Malgré les informations de presse sur un intérêt présumé de GE, la banque maintient son scénario haussier à 513 pence.

Pour financer ses ambitions, Schneider disposait notamment au 31 décembre dernier d'une trésorerie disponible de 3,7 milliards d'euros et de 2,4 milliards de lignes de crédit confirmées et non utilisées.

Grâce à Invensys, qui s'est déjà trouvé il y a un an au coeur de discussions en vue de son rachat par l'américain Emerson Electric, le spécialiste français des équipements électriques basse et moyenne tension espère se renforcer dans les automatismes industriels et profiter de la croissance des secteurs du pétrole, du gaz, et de la pétrochimie notamment.

La perspective de voir en particulier General Electric se lancer dans la bataille surprend toutefois plusieurs analystes.   Suite...