SoftBank ne compte pas relever son offre de $20,1 mds sur Sprint

mardi 30 avril 2013 10h41
 

TOKYO, 30 avril (Reuters) - Le japonais SoftBank a estimé mardi qu'il n'était pas nécessaire de relever son offre de 20,1 milliards de dollars sur 70% de l'opérateur mobile américain Sprint Nextel, face à la proposition concurrente de 25,5 milliards lancée par Dish Network.

Resté jusqu'à présent discret sur la contre-offre lancée au milieu du mois par Dish (voir ), Masayoshi Son, fondateur et directeur général de SoftBank, a déclaré que les deux propositions n'étaient pas comparables et qu'il ne comptait pas modifier la sienne.

"Ce n'est absolument pas nécessaire de le faire, car nous considérons notre offre comme supérieure à la leur", a-t-il déclaré, jugeant plus tard l'offre de Dish "incomplète et illusoire".

Le groupe japonais de télécoms a par ailleurs annoncé un bénéfice d'exploitation sans précédent au titre de l'année fiscale achevée le 31 mars, en hausse de 10% à 745 milliards de yens (5,83 milliards d'euros), et l'attend désormais entre 800 et 900 milliards pour l'exercice en cours.

Masayoshi Son a précisé que l'examen par les autorités américaines de régulation de son offre sur Sprint était en cours, et qu'il estimait toujours qu'un accord pourrait être conclu d'ici le 1er juillet.

Sprint a fixé provisoirement le 12 juin comme date d'une assemblée générale extraordinaire des actionnaires, appelés à se prononcer sur la proposition du groupe japonais.

Dish Network a exhorté les régulateurs à suspendre leur examen de l'offre de Softbank sur Sprint, estimant que sa contre-proposition était préférable au nom de la sécurité nationale des Etats-Unis. (Voir )

Le directeur général d'Intel, Paul Otellini, a cependant apporté son soutien à Softbank, déclarant dans un courrier aux régulateurs américains que l'offre du japonais apporterait une concurrence bienvenue au secteur, face à la domination de Verizon et d'ATT. (Mari Saito, Julien Dury pour le service français, édité par Véronique Tison)