UBS bat le consensus grâce au trading et à la banque privée

mardi 30 avril 2013 07h38
 

ZURICH, 30 avril (Reuters) - UBS a fait état mardi de résultats en légère baisse mais meilleurs que prévu au titre du premier trimestre, à la faveur d'une forte hausse de ses revenus de trading pour compte propre et d'une progression de son activité de gestion de fortune.

Le bénéfice net de la première banque helvétique a diminué de 5% à 988 millions de francs suisses (805 millions d'euros), à comparer à un consensus de 601 millions établi par Reuters.

UBS, qui est en train de supprimer 10.000 emplois dans le cadre de son retrait des activités obligataires, a averti que les inquiétudes sur l'économie pourraient encore affecter la confiance de ses clients et influer ainsi sur son activité au deuxième trimestre.

"Néanmoins, nous restons convaincus que nos activités de collecte d'actifs dans leur ensemble continueront de générer de nouvelles entrées nettes de fonds, reflétant la solide confiance que nos clients accordent à notre banque", lit-on dans le communiqué de résultats.

L'activité de Wealth Management, au coeur de la nouvelle stratégie d'UBS, a augmenté son bénéfice avant impôt de 67% après un quatrième trimestre difficile.

UBS, le numéro deux mondial de la banque privée après Bank of America, investit dans ce segment lucratif qui s'adresse aux clients ayant plus d'un million de dollars en banque pour faire oublier les affaires qui ont écorné son image comme le scandale de la manipulation des taux interbancaires Libor, pour lequel la banque suisse a écopé d'une amende de 1,5 milliard de dollars en décembre.

Avec 15 milliards de francs d'argent frais, la division de gestion de fortune a connu son afflux trimestriel net le plus important depuis 2007.

UBS a aussi fait état d'une poursuite de son désendettement au niveau du bilan du groupe et d'un ratio de couverture de liquidités de plus de 10%, supérieur aux exigences réglementaires de Bâle III.

La banque a supprimé 2.461 postes au premier trimestre, dans le cadre de sa restructuration annoncée en octobre. (voir ) (Katharina Bart, Véronique Tison pour le service français)