Intesa-Provisions et dépréciations ont grevé les résultats au T4

mardi 12 mars 2013 14h36
 

MILAN, 12 mars (Reuters) - Intesa Sanpaolo, première banque de détail d'Italie, a fait état mardi d'une perte de 83 millions d'euros au quatrième trimestre 2012, conséquence d'une augmentation des provisions pour risque de crédit et de la dépréciation de sa participation dans Telecom Italia.

Sur l'ensemble de 2012, le groupe a enregistré un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros contre une perte nette de 8,2 milliards en 2011, due à de lourdes dépréciations de survaleurs.

Pour le quatrième trimestre, six analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une perte de 169 millions d'euros au quatrième trimestre, plus de deux fois supérieure au montant publié.

A la Bourse de Milan, l'action Intesa a effacé ses pertes après la publication des résultats et gagnait 064% à 1,263 euros à 13h20 GMT.

"Les résultats sont un peu meilleurs que les prévisions de marché et ils ont déclenché des achats car les gens s'attendaient à pire" a commenté un trader milanais.

La Banque d'Italie a ordonné à certains des principaux établissements de crédit du pays d'augmenter leurs provisions pour risque après avoir procédé à des inspections confidentielles des comptes de 20 à 30 des principaux acteurs du secteur.

Intesa, première grande banque italienne à publier ses résultats annuels, a précisé que ses provisions pour risque de crédit avaient atteint 4,7 milliards d'euros en 2012, soit 11% de plus qu'en 2011. Elle a ajouté que le coût du crédit resterait élevé en 2013.

Son ratio de fonds propres "core Tier 1", baromètre clé de sa solidité financière, atteignait 10,3% fin 2012, un niveau inchangé par rapport à la fin septembre et l'un des plus élevés du pays. Le groupe prévoit qu'il se maintiendra au-dessus de 11% cette année.

Comme d'autres banques italiennes, Intesa est contrainte d'augmenter ses provisions en raison de la récession dans laquelle est plongée l'Italie depuis la mi-2011. (Silvia Aloisi et Stefano Rebaudo, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)