Saft voit peu d'impact financier de la décision sur l'A350

lundi 18 février 2013 19h29
 

PARIS, 18 février (Reuters) - Saft s'attend à un impact limité de la décision d'Airbus de renoncer aux batteries lithium-ion pour l'exploitation commerciale de son futur A350.

Cette technologie reste un important vecteur de croissance en 2013 pour le spécialiste français des batteries.

"Zéro impact cette année (...) et presque rien en 2014", a déclaré lundi John Searle, président du directoire de Saft, en réponse à une question sur les conséquences financières de la décision d'Airbus.

"En réalité, le marché aéronautique ne peut pas remplir les usines de lithium-ion, chaque contrat dans l'aéronautique génère quelques millions euros de chiffre d'affaires par an seulement", a-t-il ajouté au cours d'une téléconférence de presse. "C'est clairement une activité importante à moyen terme en termes d'image, mais c'était seulement une partie mineure dans nos ventes."

Airbus a annoncé vendredi qu'il renonçait à équiper son futur long-courrier de batteries au lithium-ion après les difficultés rencontrées en ce domaine par son concurrent Boeing , dont les 50 exemplaires du Dreamliner 787 en exploitation sont cloués au sol depuis près d'un mois.

L'avionneur conservera le lithium-ion pour les vols d'essai de l'appareil, mais utilisera ensuite des batteries classiques au nickel-cadmium avant sa mise en service.

Saft, qui produit les batteries lithium-ion pour l'A350, fournit également des batteries au nickel-cadmium pour les autres avions de la gamme Airbus.

Saft a fait état d'une croissance de 4,9% de son chiffre d'affaires annuel (+0,9% à changes constants) et d'une légère hausse de 0,8% de son Ebitda, à 102,1 millions d'euros.

Le groupe s'attend à ce que le lithium-ion - pour le stockage stationnaire d'électricité, les bus hybrides ou les tramways - contribue quasi intégralement à la croissance de son chiffre d'affaires attendue cette année, soit entre 3,6% et 6,9%. L'Ebitda est attendu au pire stable et au mieux à 106 millions d'euros (+3,9%).   Suite...