October 22, 2012 / 2:24 PM / 5 years ago

France-Nouvelle semaine chargée pour PSA Peugeot Citroën

6 MINUTES DE LECTURE

* Ventes du T3 attendues en baisse de 5-6% mercredi

* Annonces sur l'alliance avec GM escomptés le même jour en comité de groupe

* CCE sur Aulnay et Rennes, table-ronde sur la restructuration le lendemain

par Gilles Guillaume

PARIS, 10 octobre (Reuters) - L'agenda de PSA Peugeot Citroën s'annonce particulièrement chargé cette semaine avec un point sur l'activité du groupe au troisième trimestre et pas moins de trois rendez-vous entre la direction et les syndicats.

Le constructeur automobile français publiera mercredi ses ventes du trimestre écoulé qui viendront confirmer la dégradation des commandes de voitures observée en France et en Europe depuis l'été. Au troisième trimestre 2011, le chiffre d'affaires de PSA était encore en hausse de 3,5% sur un an à 13,45 milliards d'euros. Ce trimestre-ci, les analystes l'attendent en baisse de 5 à 6% à 12,7-12,8 milliards environ.

Le même jour se tiendra au siège parisien du constructeur un comité de groupe européen extraordinaire, dont les syndicats attendent des informations sur les projets avec General Motors . Le groupe fera aussi le point sur la vente de 75% de sa filiale logistique Gefco à la compagnie russe JSC Russian Railways.

Le lendemain, la direction proposera aux représentants syndicaux, réunis cette fois en comité central d'entreprise extraordinaire, d'engager à titre provisoire des mesures de mobilité interne dans les usines de Rennes (Ille-et-Vilaine) et d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Tous se retrouveront ensuite l'après-midi à Bercy pour la première rencontre tripartite sur la restructuration annoncée par le groupe en juillet.

"Ce qu'on attend surtout cette semaine, ce sont des annonces concernant General Motors", indique Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez le constructeur. "Aujourd'hui, on est toujours dans l'inconnu sur les implications industrielles de l'alliance. Or les projets communs avec GM constituent un élément important, car l'avenir de PSA se calera là-dessus."

Quatre Projets, Trois Nouvelles Dates en Novembre

Dans le cadre de leur mariage officialisé en février, PSA et GM ont lancé plusieurs groupes de travail selon cinq thèmes principaux: plates-formes communes dans les petites voitures, les monospaces, les crossovers et les grandes routières, et groupe d'étude conjoint sur les boîtes de vitesse de dernière génération.

Depuis, les deux groupes n'ont rendu public qu'un accord dans les achats et la logistique, et les rumeurs sur l'avancement des autres chantiers, voire sur une fusion pure et simple de PSA et d'Opel, la filiale européenne de GM, vont bon train. Au Mondial de l'automobile, début octobre, Philippe Varin indiquait simplement qu'un point sur plusieurs projets communs serait fait d'ici la fin du mois, sans autres précisions.

"Entre février et maintenant, il y a des groupes de travail qui ont donné des résultats positifs, d'autres dont on a considéré qu'on ne pouvait pas pour des raisons économiques donner suite", déclarait-il alors. "Il s'agit de mutualiser des plates-formes, soit GM, soit les nôtres (...) ce qu'on a dit, c'est que pour que notre 'master agreement' avec GM puisse être exécuté, il fallait qu'il y ait quatre projets, donc il y aura quatre projets."

Les annonces éventuelles sur les futures grandes voitures seront suivies de près à Rennes (Ille-et-Vilaine), l'usine PSA spécialisée aujourd'hui sur ce segment, et les décisions sur les boîtes de vitesse déterminantes pour le site de Valenciennes (Nord), à qui ce programme était initialement destiné avant d'être gelé à cause des difficultés financières du groupe.

La réunion tripartite de jeudi permettra quant à elle de préciser la marge de manoeuvre dont le gouvernement et les syndicats disposent pour influer sur les 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France annoncées cet été, dont 3.000 réparties entre Aulnay, usine appelée à fermer ses portes en 2014, et le site voisin de Poissy (Yvelines).

Certains syndicats et le gouvernement espèrent obtenir une réduction du nombre total de suppression de postes. D'autres s'y sont résolus et entendent surtout batailler pour obtenir un accord-cadre sur les conditions de départ, notamment financières.

"En ce qui concerne le nombre de départs lui-même, nous attendons les prochains rapports du cabinet Secafi qui doit dire si à ses yeux, les 8.000 suppressions de postes annoncées sont ou non surdimensionnées par rapport aux difficultés actuelles du groupe", indique Franck Don, représentant CFTC chez PSA.

Après avoir rendu le 11 octobre son rapport sur les difficultés financières du groupe, le cabinet mandaté par le comité d'entreprise doit remettre sa copie sur l'organisation industrielle du groupe le 6 novembre, son analyse de la stratégie le 12 et son avis sur le volet social le 15. (édité par Jean-Michel Bélot)

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