Mersen attend une amélioration en 2013, le S2 restera difficile

jeudi 30 août 2012 17h47
 

PARIS, 30 août (Reuters) - Mersen, ex-Carbone Lorraine, a déclaré jeudi s'attendre à une amélioration de l'environnement économique sur ses marchés à partir de 2013 après un premier semestre affecté par la crise en Europe et un déstockage dans le solaire en Chine.

Le spécialiste des solutions en graphite et des composants électriques a réalisé sur les six premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 427,1 millions d'euros, en hausse de 2% en données historique mais en baisse de 6% à périmètre et changes constants. La marge opérationnelle courante a baissé de 2,5 points sur un an, à 10,4%, non loin de l'objectif de 10,5% affiché par Mersen, tandis que le résultat net a chuté de 30,4% à 22,9 millions d'euros.

"Pour la deuxième partie de l'année 2012, l'environnement économique ne devrait pas être plus favorable pour l'activité du groupe", a souligné Mersen dans un communiqué. "Au-delà de 2012, la tendance devrait être plus favorable sur le solaire (...) mais également sur le marché de l'électronique (...) ainsi que sur le marché de la chimie."

Le directeur financier Thomas Baumgartner a refusé d'avancer des objectifs chiffrés pour la deuxième moitié de l'année. "On ne donne pas de chiffre précis parce que cela dépend du contexte macroéconomique assez instable aujourd'hui et du timing de la reprise du solaire", a-t-il dit au cours d'une conférence téléphonique.

Mersen anticipe toujours un redémarrage du marché dans le courant du quatrième trimestre avec la fin du déstockage en Chine.

Le groupe, qui se recentre depuis plusieurs années sur l'énergie solaire, éolienne et sur les marchés émergents, compte ainsi profiter du boom des installations de panneaux photovoltaïques. Il estime que la planète pourrait compter 30 à 35 gigawatts de capacité de production d'électricité solaire installée sur l'ensemble de 2012, contre 15 gigawatts au premier semestre.

Avant cette publication, l'action Mersen a clôturé en baisse de 0,42% à 21,50 euros jeudi, donnant une capitalisation boursière de l'ordre de 400 millions d'euros. Depuis le début de l'année, le titre a perdu plus de 7%, après une chute de près de 32% sur l'ensemble de 2011. (Gilles Guillaume, édité par Matthias Blamont)