Espagne et ralentissement aux USA ont plombé Securitas au T2

mercredi 8 août 2012 11h17
 

STOCKHOLM, 8 août (Reuters) - Securitas, numéro deux mondial des services de sécurité, a fait état mercredi d'une baisse inattendue de son bénéfice avant impôts au deuxième trimestre, plombé par une baisse de ses marges aux Etats-Unis et une dégradation plus rapide que prévu du marché espagnol.

A la Bourse de Stockholm, le titre chutait de 8% vers 09h00 GMT, dans de gros volumes. L'indice Stoxx regroupant les groupes européens spécialisés dans les biens et services à l'industrie reculait de 0,89%.

"La profitabilité en Amérique du Nord est considérablement plus faible qu'attendu, ce qui indique que les prévisions actuelles du marché sont trop hautes", a commenté un analyste qui a requis l'anonymat.

"Deuxièmement, la prévision pour l'Amérique du Nord et l'Espagne est faible. Troisièmement, le T2 indique une croissance organique molle pendant pas mal de temps."

Securitas, en concurrence avec le britannique G4S, a enregistré une croissance organique nulle au deuxième trimestre, après une hausse de 1% au trimestre précédent et de 5% sur la même période un an plus tôt.

Son bénéfice avant impôts ressort à 480 millions de couronnes suédoises (57,7 millions d'euros), contre 526 millions de couronnes un an plus tôt et un consensus Reuters de 610 millions.

"La faible croissance organique des ventes en Amérique du Nord, des conditions de marché rudes en Espagne et au Portugal et notre détermination à gérer l'équilibre prix et salaires en France sont les principales raisons" de ces résultats, a expliqué le directeur général Alf Goransson dans un communiqué.

"L'Espagne est un sujet de préoccupation, qui va sans doute s'aggraver avant que ça aille mieux", a-t-il dit par la suite lors d'une conférence avec des analystes.

La marge d'exploitation du groupe a reculé de 4,8% à 4,3%, celle aux Etats-Unis passant de 6% à 4,6%.

Securitas a toutefois dit s'attendre à compenser la hausse de ses coûts salariaux par une hausse équivalente des prix sur l'ensemble de l'exercice, comme il l'a fait au premier semestre. (Anna Ringstrom, Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)