3 août 2012 / 08:28 / dans 5 ans

LEAD 1-Dexia creuse ses pertes, confirme le départ de ses dirigeants

* Perte nette de E1,2 md au S1

* Le Belge De Boeck replace le Français Mariani au poste de DG

* Les négociations se poursuivent sur les garanties

PARIS, 3 août (Reuters) - Dexia a creusé ses pertes au deuxième trimestre en raison du regain de tensions sur la dette souveraine des Etats d‘Europe du Sud et des charges liées aux cessions d‘actifs, et a confirmé vendredi le départ de son équipe dirigeante.

Le groupe financier franco-belge, acculé au démantèlement à l‘automne dernier, a enregistré une perte nette de 1,2 milliard d‘euros sur les six premiers mois de l‘année.

Sur le seul deuxième trimestre, la perte de Dexia s’élève à 735 millions d‘euros après celle de 431 millions du premier trimestre. (voir )

Comme prévu, sous la pression de ses actionnaires belges, la banque a procédé à un remaniement de son état-major avec le départ du tandem composé de Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani, tous deux propulsés à la tête de Dexia en octobre 2008 lors du premier sauvetage de l’établissement après la faillite de Lehman Brothers.

Le Belge Karel de Boeck succède ainsi à Pierre Mariani comme directeur général du groupe et prend les commandes opérationnelles de l‘ancien leader mondial du financement des collectivités locales.

Jean-Luc Dehaene cède quant à lui son siège de président de Dexia à Robert de Metz.

DISCUSSIONS TOUJOURS EN COURS

La banque a également indiqué que les discussions avec la Commission européenne et les Etats belge, français et luxembourgeois se poursuivaient sur le montant des garanties destinées à couvrir ses besoins de financement et sur la rémunération de ces garanties.

Ces garanties, qui sont partie intégrante du plan de démantèlement signé fin 2011, font toujours l‘objet d’âpres discussions.

Dans le contexte de crise des finances publiques au sein de la zone euro, les autorités belges, qui doivent apporter 60,5% de ces ganraties, veulent en renégocier la répartition entre les différents Etats.

Pour le gouvernement français, la partie est tout aussi serrée. S‘il s‘agit de ne pas alourdir la contribution de l‘Etat français au renflouement de Dexia avec 36,5% des garanties publiques apportées, les actionnaires français de Dexia doivent dans le même temps consentir des concessions pour obtenir le feu vert de la Commission européenne au démantèlement de la banque.

Ce feu vert de Bruxelles est une condition sine qua non pour permettre en France de créer la nouvelle banque de financement des collectivités qui sera détenue par la Caisse des dépôts et La Banque postale.

En Bourse, l‘action Dexia est inchangé à 21 centimes d‘euro à 10h25. A titre de comparaison, l‘indice des banques de la zone euro s‘adjuge 3,6%.

* Le communiqué de Dexia :

link.reuters.com/wuv79s (Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez)

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