Deutsche Bank-Chute des profits au T2, la crise de l'euro pèse

mardi 31 juillet 2012 09h14
 

FRANCFORT, 31 juillet (Reuters) - Deutsche Bank a fait état mardi de résultats en forte baisse au titre du deuxième trimestre dans ses activités de banque d'investissement et de gestion pour compte de tiers, sa nouvelle équipe dirigeante prévenant que la persistance de la crise de l'euro continuera d'affecter l'activité.

Le bénéfice avant impôt dans la banque d'investissement, traditionnellement l'un des moteurs de la rentabilité de Deutsche Bank, a chuté de 63% à 357 millions d'euros contre 969 millions un an auparavant.

Les revenus des activités de ventes et de transactions sur les produits de dette et sur d'autres supports ont chuté, la banque ayant réduit les prises de risques dans un environnement de contraction des volumes.

"La crise de la dette souveraine en Europe continue de peser sur la confiance des investisseurs et l'activité des clients dans l'ensemble de la banque", ont déclaré Anshu Jain et Jürgen Fitschen, qui coprésident le directoire de la banque, dans un communiqué.

Le recul des revenus s'est traduit par une augmentation de ratio des frais de personnel à 42,3% (+2,9%) en dépit d'une réduction des bonus payés en cash.

Le résultat avant impôt de la division gestion pour compte de tiers et gestion privée a chuté à 35 millions d'euros contre 227 millions un an auparavant alors que l'incapacité du groupe à céder certaines des activités clés dans ce métier a entravé leur développement, a dit la banque.

Deutsche Bank n'a pas précisé si elle avait constitué une provision pour d'éventuelles pénalités dans le cadre d'enquêtes internationales en cours sur la manipulation du Libor. Elle n'a pas non plus évoqué la possibilité de suppressions de postes en réponse à la dégradation de l'activité.

Son exposition aux pays périphériques de la zone euro -Grèce, Portugal, Espagne, Italie et Irlande - est restée stable à 3,9 milliards d'euros, la baisse des 36% du portefeuille d'obligations souveraines espagnoles étant compensée par une hausse de 29% de celui des obligations souveraines italiennes. (Marc Joanny, édité par Nicolas Delame)