26 juillet 2012 / 07:01 / il y a 5 ans

LEAD 2-Sanofi s'en sort mieux que prévu au deuxième trimestre

* Des résultats meilleurs que ceux de ses concurrents européens

* Bonnes performances dans le diabète, Lantus en tête

* Demandes d'autorisation retirées pour le Sémuloparine

* Le plan de réorganisation de la recherche présenté en septembre

* Le DG se dit ouvert au dialogue (Actualisé avec comparatifs européens, cours)

par Noëlle Mennella

PARIS, 26 juillet (Reuters) - Sanofi a pâti au deuxième trimestre de la perte de ses brevets sur deux de ses principaux médicaments aux Etats-Unis mais compte sur un strict contrôle de ses coûts pour faire face aux incertitudes liées aux résultats de sa recherche et aux mesures d'austérité eu Europe.

Ses bonnes performances dans le diabète, où le Lantus enregistre à fin juin une croissance à deux chiffres, ainsi que ses avancées (+9,8%) dans les pays émergents ont cependant permis au groupe pharmaceutique de publier des résultats meilleurs qu'attendu par les analystes.

Ils se révèlent meilleurs que ceux de ses grands concurrents européens, AstraZeneca, GlaxoSmithKline ou encore Novartis. (voir et )

Sanofi est "globalement la meilleure des cinq publications de résultats des big pharmas européennes réalisées à ce jour, Novartis compris", commente Eric Le Berrigaud, analyste chez Bryan, Garnier & Co, en raison de ventes consolidées finalement meilleures et parce que celles de Plavix se révèlent moins catastrophiques que prévu.

A fin juin, le chiffre d'affaires de Sanofi est ressorti à 8.870 millions (+6,2%) au regard d'un consensus de 8.645 millions. Sur cette période, les ventes de Plavix, privé le 17 mai du brevet qui le protégeait aux Etats-Unis, ont chuté de 59,9% aux Etats-Unis. Celles d'Avapro ont reculé de 69,6% à la suite de la perte d'exclusivité du produit le 30 mars.

Malgré cet impact la croissance organique du groupe est redevenue positive (+0,4%) alors qu'elle était dans le rouge au premier trimestre.

Le résultat opérationnel trimestriel de Sanofi a baissé de 5,6% à 2.779 millions d'euros (consensus 2.819,6 millions) et le résultat net de 9,6% à 1.944 millions (consensus 1.863 millions), tandis que le BNPA a reculé de 9,8% à 1,48 euro (consensus 1,41 euro).

Pour la totalité de l'exercice 2012, le laboratoire s'attend toujours à une baisse de son bénéfice par action de 12% à 15% à taux de change constant.

En Bourse, le titre prenait 1,38% à 62,51 euros à 10h33, surperformant l'indice sectoriel européen (+0,08%) et le CAC 40 (+0,32%). Il s'adjuge 10% depuis le début 2012.

90% DES RISQUES SUR LES GÉNÉRIQUES GÉRÉS

Sanofi dit avoir réalisé des "avancées significatives" dans sa recherche et développement en soulignant les travaux réalisés en collaboration avec Regeneron Pharmaceuticals dans le traitement du cholestérol et ses premiers résultants encourageants dans le vaccin contre la dengue. (voir et )

Se voulant rassurant, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a assuré lors d'une conférence téléphonique que 90% des pertes de brevets qui menacent le groupe sont aujourd'hui derrière lui.

Reste qu'en oncologie, Sanofi a dû retirer toutes ses demandes d'autorisation de mise sur le marché du Sémuloparine à la suite des commentaires émis par les autorités réglementaires.

De même, le groupe annonce que les études de phase II visant à évaluer Ombraline dans le cancer du poumon non à petites cellule n'ont pas satisfait son critère d'évaluation principal.

Enfin, Sanofi a décidé de ne pas poursuivre l'enregistrement du Clofarabine dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë.

Ces déboires en R&D et les pertes de chiffre d'affaires liées à la copie de ses produits, qui auront un impact négatif de 1,4 milliard d'euros en 2012, ont incité Sanofi a engager un vaste programme de restructuration.

L'annonce récente d'une réorganisation de sa recherche en France, prévoyant notamment des suppressions de postes de chercheurs sur ses sites de Toulouse et de Montpellier, a suscité une forte mobilisation tant du côtés des salariés que des élus locaux.

Il toucherait, selon les syndicats, entre 1.200 et 2.500 salariés sur les quelque 28.000 que le groupe emploie aujourd'hui en France.

Chris Viehbacher n'a pas donné d'indications relatives à ce plan, lié, a-t-il dit, aux risques dans lesquels s'inscrit l'évolution de la R&D du groupe. Il a précisé que le plan serait détaillé en septembre tout en se disant ouvert au dialogue avec les organisations syndicales.

Sanofi, qui a déjà supprimé 4.000 postes entre 2009 et 2011, n'a pas à ce jour fait de communication officielle sur l'impact social de son projet de réorganisation, qualifié "d'abusif" par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.

Voir aussi :

* Le communiqué de Sanofi :

link.reuters.com/cyh69s

* Sanofi-Des postes de chercheurs menacés en France

* Sanofi dévoile ses ambitions au-delà de la fin des brevets

* ANALYSE-Pharmacie-L'érosion des effectifs risque de s'aggraver (Edité par Dominique Rodriguez)

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