July 22, 2012 / 2:18 PM / 5 years ago

Le vice-président de Barclays refuserait la présidence

3 MINUTES DE LECTURE

LONDRES, 22 juillet (Reuters) - Michael Rake porte un coup dur à Barclays en s'écartant de lui-même de la course à la présidence de la banque britannique, en quête d'une nouvelle équipe de direction susceptible de la sortir du scandale du Libor.

Le vice-président du directoire de la banque, qui était considéré comme le candidat favori, n'est pas intéressé par le poste, ont indiqué dimanche trois personnes proches du dossier.

Marcus Agius, président pendant cinq ans et demi, doit démissionner dès que la banque lui aura trouvé un remplaçant.

Le prochain président de Barclays sera confronté à des défis de taille. La banque s'est vu infliger une amende de 453 millions de dollars pour manipulation du Libor (London Interbank Offered Rate) - l'un des taux interbancaires les plus utilisés au monde - entre 2005 et 2009, un scandale qui a révélé au passage ses relations problématiques avec les régulateurs.

Le futur président de Barclays fera l'objet d'une étroite surveillance - voire d'une intervention - de la part des autorités britanniques, à qui l'on a reproché d'avoir agi trop peu et trop tard pour remettre la banque au pas.

Pour pouvoir accepter ce poste, Michael Rake aurait dû abandonner ses positions à la présidence du groupe de télécoms BT Group et de la compagnie aérienne easyJet.

Il n'était pas immédiatement disponible pour commenter cette information.

Barclays cherche également un nouveau directeur général. Bob Diamond, qui était chargé de la direction de la banque depuis début 2011, a démissionné avec effet immédiat le 3 juillet, quelques jours après l'annonce de l'amende infligée à la banque.

Depuis le départ de Diamond, le président Marcus Agius a repris temporairement la direction générale.

Le dossier du Libor, sur lequel enquêtent les autorités nord-américaines, européennes et japonaises, menace désormais de s'étendre à plusieurs autres grandes banques internationales. (voir )

Les retombées du scandale, devraient reléguer à l'arrière plan les résultats semestriels de la banque, attendus vendredi.

Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice courant de 3,8 milliards de livres (4,88 milliards d'euros). (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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