Telcos-La guerre des prix aura des conséquences sur l'emploi-Richard

mercredi 18 juillet 2012 14h52
 

PARIS, 18 juillet (Reuters) - La baisse du chiffre d'affaires et des marges des opérateurs historiques provoquée par l'arrivée de Free sur le marché français du mobile ne pourra rester sans conséquence sur l'emploi, estime mercredi le PDG de France Télécom Stéphane Richard dans un entretien au Monde.

Le gouvernement a annoncé mardi qu'il préparait une série de mesures de soutiens au secteur pour la rentrée en vue d'éviter des coupes dans les effectifs après des annonces de plans de départ volontaire à SFR, filiale de Vivendi et Bouygues Telecom.

"On ne peut pas tout avoir : les baisses de prix et demander aux opérateurs de faire comme si de rien n'était. Il est logique que certains concurrents commencent à parler de plans d'économies et de réductions d'effectifs", explique Stéphane Richard dans l'entretien.

Le premier opérateur télécoms dans l'Hexagone occupe pour sa part une situation particulière, les revenus dégagés par le mobile en France ne représentant que 25% de son chiffre d'affaires global.

Il a par ailleurs conclu un contrat d'itinérance avec le quatrième entrant Free mobile qui devrait compenser "plus ou moins la moitié de ce que l'on perd sur le marché grand public", a indiqué le PDG.

S'il exclut tout plan social, l'opérateur, dont une partie des salariés ont un statut de fonctionnaire, confirme en revanche son intention de ne pas remplacer une partie des 30.000 départs à la retraite prévus au sein du groupe d'ici 2020.

L'ampleur exacte de ces non-remplacements, que Stéphane Richard n'a pas souhaité chiffrés, sera dévoilée d'ici la fin de cette année, a poursuivi le PDG, qui a également précisé que le rythme des recrutements serait "sensiblement" inférieur à celui de ces trois dernières années au cour desquelles France Télécom a embauché 10.000 personnes.

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